Incidents Crossing-Binche: La CBAS confirme le forfait infligé au Crossing

Binche jouera donc bien la finale pour la montée en D2 ACFF ce dimanche à Sprimont.

Incidents Crossing-Binche: La CBAS confirme le forfait infligé au Crossing
©sterpigny

Après s'être vu infligé un score de forfait suite aux incidents qui ont émaillé la rencontre face à Binche, le Crossing Schaerbeek avait décidé de se défendre jusqu'au bout et d'introduire, ce vendredi soir, un appel devant la CBAS pour faire valoir ses intérêts.

Les plaidoiries ont eu lieu ce samedi matin, les Schaerbeekois demandant à ce que la rencontre soit rejouée à huis clos, sur terrain neutre. À l'issue de ces plaidoiries, la CBAS s'est accordée quelques heures de réflexion avant de rendre son verdict.

Ce dernier est finalement tombé en début de soirée, confirmant le forfait infligé au Crossing. Binche jouera donc bien la finale du tour final contre Sprimont ce dimanche après-midi.

Une décision dont se réjouit Maître Fabrice Vinclaire, l'avocat des Binchois. "La RUS Binche et moi-même, en qualité d'avocat du club, prenons connaissance de la sentence arbitrale prononcée ce jour par la Cour Belge d'Arbitrage pour le Sport en suite du recours introduit par le Crossing de Schaerbeek. Si nous nous réjouissons de ce que cette haute instance fit droit aux moyens développés par nous-mêmes lors de l'audience de cette matinée, je nourris toutefois un sentiment d'amertume. Demain, le club de Binche jouera « son match de l'année » dont l'issue, en l'hypothèse d'une victoire, s'apparente au graal qu'est la promotion en D2Amateur. Quiconque imaginera aisément les conditions des plus difficiles en lesquelles cette rencontre cruciale fut abordée. Jusqu'à ce jour 17h45, mes clients ne se risquaient à confirmer les cars affrétés, les joueurs et supporters demeuraient dans le flou tant artistique que sportif et le staff ne savait que répondre aux interrogations de l'équipe. La préparation sportive et mentale du groupe en a inexorablement souffert. Bien qu'avocat, au risque de prêcher contre « ma » chapelle, mais surtout en tant que passionné de football, je regrette que nous, praticiens du droit, soyons devenus des acteurs prépondérants dans le sport. Dans le monde du foot qui me passionnait, les numéros 9 qualifiaient leur équipe, non les avocats. C'est pourquoi je mesure parfaitement la déception et comprends le ressenti des dirigeants du Crossing de Schaerbeek et de leurs joueurs considérant les efforts et moyens tant humains que financiers déployés par ce club. Mais… Si des parents sont légalement responsables des actes de leurs enfants mineurs, un club de football, même si ses dirigeants n'ont naturellement rien à se reprocher, doit répondre du comportement, en l'occurrence désolant, de ses supporters."

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