Ugo de Wilde attendait beaucoup de la manche du championnat d’Eurocup disputée sur le célèbre circuit du Nürburgring. Les ambitions étaient grandes avant le week-end, le podium était dans le viseur mais au final, le Bruxellois est rentré bredouille du meeting allemand

En difficultés avec leurs réglages, les monoplaces Arden Motorsport ont été à la traîne durant trois jours. Pourtant tout avait bien démarré jeudi dès la première séance d'essais privés avec un deuxième chrono en vieux pneus à 3 dixièmes seulement de Victor Martins.

"Cela a été mon meilleur tour du week-end ! Après on est allé beaucoup moins vite en pneus neufs alors que devant les meilleurs descendaient leurs chronos. Je ne comprends pas. Lors des deux séances d'essais collectifs, les deux qualifications et les deux courses, on n'a pas trouvé la solution. Soudainement la voiture est devenue inconduisible. En fait, on avait beaucoup de train avant. Mais elle ne tournait pas, pas moyen de la faire pivoter. Et dès qu'on voulait attaquer, pousser comme on doit le faire, on était victime de survirage, l'arrière décrochait. C'était horrible. J'ai failli me sortir plusieurs fois tout seul. Mes ingénieurs se sont arrachés les cheveux, mais n'ont, hélas, jamais trouvé la solution. Cela allait un tout petit peu mieux dans la deuxième manche mais rien de fou. En plus, j'ai perdu trois places au départ en raison d'un souci d'embrayage. J'ai même failli caler. Concernant le comportement de l'auto, mes équipiers se plaignaient exactement du même phénomène. C'est d'autant plus incompréhensible que l'an dernier, Arden avec Alex Quinn s'était qualifiée en première ligne ici et était montée sur le podium. Et cette fois, il pointait comme moi à plus d'une seconde",
explique Ugo.

Onzième puis douzième en qualifications, il n'y a pas eu de miracle en courses où les monoplaces Arden Motorsport étaient les moins rapides des sept teams présents. Résultat, deux fois douzième sous le drapeau sur un tracé où l'on a assisté à deux processions, Ugo est rentré avec un gros zéro pointé pas du tout mérité. "Le team s'est planté ce week-end, c'est clair. Ils sont désolés bien sûr et ne comprennent pas pourquoi. Maintenant je sais que nous étions compétitifs à Monza et Imola et je veux croire que ce sera à nouveau le cas dans le futur. On doit continuer à bosser. Je ne cède pas à la panique ni au découragement. J'ai confiance dans l'équipe Arden Motorsport et dans mon ingénieur Jack. Cela a été un week-end noir pour nous."