Bruxelles L’ancien entraîneur du stade Fallon s’est livré sur son ancien employeur et son futur dans le monde du ballon rond.

Le coach et le football ne forment qu’un. Même en vacances, le tacticien qu’est Thierry Blindenbergh octroie une partie de son temps pour discuter de sa discipline favorite… Et ce même si sa dernière expérience au Léopold a tourné au cauchemar. Entre amertume et déception, il est revenu sans langue de bois sur son calvaire dans le club bruxellois. Sans retenir ses mots non plus, fidèle à son caractère.

Le Léopold

"Je suis arrivé à un moment où le club était sur le point de tomber. Le président m’a appelé pour sauver la barque. Après ce premier objectif atteint, j’ai réalisé une belle saison avec les gars. On allait au tour final mais les tensions s’accumulaient avec le président Maricq. C’est un monsieur qui veut tout le temps être dans la lumière mais je lui faisais de l’ombre en réalité…"

Son départ

S’en est suivi alors ce qu’il s’est passé : son départ, juste avant le début du tour final, alors qu’il avait un accord pour prolonger. "C’est quand même bizarre qu’un président ne me reconduise pas après la mission sauvetage effectuée suivie du replacement de son club en haut de tableau. Il est venu voir trois matchs sur trente et a changé d’entraîneur neuf fois en sept ans. Il faut se poser les bonnes questions ! Ce qui est dommage, c’est que le vestiaire me suivait encore et que j’étais en train de bâtir une équipe solide. Nous aurions été favoris à la montée avec Braine à coup sûr. J’avais déjà établi les contacts avec Alex Karagianis et Ivan Ruiz-Cerqueira (tous les deux ex-Jette). Ils devaient signer à deux conditions : que je reste à la tête de l’équipe et qu’on reste au stade Fallon. Finalement le président les a un peu pris en otage car ils avaient déjà signé."

Son ancien staff

"J’ai été étonné de voir que Rachid Belaid et Dany Dehan restaient au club alors qu’ils avaient dit qu’ils me suivraient quoi qu’il arrive. Je n’ai pas lâché Dany à l’époque de Walhain et je l’avais prévenu qu’il serait viré. Je l’ai pris dans mes bagages pour ne pas le laisser tomber. Quant à Rachid, je ne comprends pas ce revirement. Il se plaignait constamment du groupe et de monsieur Maricq. Mais le président est un avocat de métier. Il sait comment parler aux gens."

Son futur

"J’ai eu des touches avec Wavre Sports. Je pense que j’étais le premier contacté avant Tibor Balog, très bon coach avec une belle expérience. J’ai hésité car il y a beaucoup de personnes que j’apprécie. Mais je ne pense pas que cela aurait été possible… Je ne me presse pas et je ne suis pas dupe. Je ne serai probablement pas à la tête d’une équipe à la reprise. Si je signe quelque part, ce sera un club où les ambitions seront à la hauteur de mes attentes. Et où je pourrai avoir un mot à dire sur le staff et l’effectif. J’aimerais trouver une formation qui vise les sommets et non le maintien."