Juste avant son combat de samedi au gala organisé par XL Emergence, la Bruxelloise s’est entraînée dur.

Ce samedi, la Bruxelloise Sanae Jah affrontera la boxeuse anglaise Elena Harris lors du gala organisé à Ixelles par le club XL Emergence. L’occasion pour elle de mettre en pratique toute l’expérience acquise lors d’un stage intensif en Russie duquel elle vient à peine de rentrer. "Ce stage s’est très bien déroulé et m’a apporté beaucoup de chose. Ce fut une très belle expérience, qui m’a aussi permis de côtoyer des filles venues de Russie, Hongrie, de Grèce et de France que j’affronterai peut-être dans les semaines à venir", confie Sanae Jah.

Une expérience intéressante, au contact d’entraîneurs russes réputés, qui doit permettre à la Bruxelloise de réussir la transition entre boxe professionnelle et amateur, qu’elle est actuellement en train d’effectuer. "C’est une boxe différente dont je dois apprendre à maîtriser tous les aspects. Ce stage en Russie m’a fait grandir à tous les niveaux. J’ai appris de tout le monde."

Car la différence entre boxe professionnelle et amateur est réelle. "Avec trois rounds de trois minutes chacun, la boxe amateur est bien plus explosive et rapide. C’est un autre style, plus agressif, qui me convient plutôt bien. La preuve, je me suis bien comportée face aux n°1, 2 et 3 Russes qui restent des références dans cette discipline."

De quoi aborder le gala organisé ce samedi par le club XL Emergence dans d’excellentes conditions. "Je vais avoir l’occasion de mettre en pratique tout ce que j’ai pu apprendre durant mon stage en Russie. J’ai hâte de combattre samedi, d’autant que ce sera à Bruxelles, devant mon public. J’aurai la pression, mais ce sera une pression positive."

Les qualifications pour les JO prévues en mars
Ce stage et ce combat, ils font partie d’une longue préparation qui doit emmener Sanae Jah vers les Jeux Olympiques de Tokyo. Il ne lui reste plus que quelques mois afin d’être prête pour les premières qualifications européennes qui auront lieu en mars prochain à Londres. "Pour se qualifier directement, Sanae doit faire partie des six meilleures Européennes lors de ce tournoi. Si elle n’y arrive pas, il lui restera une deuxième chance lors d’un autre tournoi qualificatif, cette fois-ci mondial. Un tournoi, si elle doit y participer, qui devrait être plus facile puisque les meilleures mondiales seront déjà qualifiées", ajoute Jean-Christophe Van Ghyseghem, son mari et l’un de ses entraîneurs.

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