Après une longue période d’inactivité, due à une blessure au tendon d’Achille en 2019 puis à la crise sanitaire en 2020, Brice Bula Galo va remonter sur le ring, le samedi 27 mars, à Roosdaal. Et pas pour n’importe quel combat puisqu’il s’agit d’un duel 100 % belge contre Mohamed El Marcouchi pour le titre IBO Continental des super-légers (-63,503 kg).

"Initialement il devait affronter l’Espagnol Pelaez mais celui-ci a été testé positif au coronavirus. D’où cette proposition qui m’a été faite et que j’ai acceptée sans hésiter !" lance l’ancien champion de Belgique des welters (-66,678kg), qui totalise 11 victoires, 1 défaite et 1 nul. "Être classé à l’IBO était mon objectif l’an dernier, mais je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de l’atteindre. J’ai donc sauté sur l’occasion !"

Seul hic, le délai de préparation est assez court pour Brice Bula Galo et il ne s’agit pas de sa catégorie de poids habituelle. "Vous savez, les boxeurs s’entraînent tout le temps, pour rester en forme physique. Je me lève à 4h pour aller courir avant de travailler", explique le papa de deux petites filles (Jalia, 3 ans, et Nina, 1 an). "La préparation ne sera certes pas optimale mais je ne vois pas le poids comme une difficulté. Au niveau sparring, je tourne dans différents clubs, notament dans le Hainaut, au BC Bufi."

Le problème du rythme risque pourtant de se poser pour Brice Bula Galo dont l’adversaire de 32 ans a, lui, boxé à trois reprises l’an dernier, au Palais 12, à Roosdaal puis à Ixelles, pour porter son palmarès actuel à 26 victoires et 2 défaites. Les deux adversaires, en tout cas, se connaissent très bien.

"On est des frères, tous les deux pères de famille !" sourit notre interlocuteur. "On se connaît depuis les amateurs, il arrive qu’on se croise à la salle à Emergence, mais on n’a encore jamais boxé l’un contre l’autre. Ce sera donc une grande première ! Pour ma part, je vois ce combat pour un grand challenge. Je vais venir avec ma mentalité de guerrier, mon bagage technique et tout donner. C’est ma chance d’intégrer enfin le classement IBO, de faire partie du top 30 mondial, je ne veux pas la laisser passer."