Jette a étrillé Kosova grâce à un quadruplé d’Ivan Ruiz-Cerqueira, revenu du Léo.


Ivan Ruiz-Cerqueira a planté deux fois plus de goals en un match pour Jette que durant tout le premier tour pour le Léopold. C’était dimanche sur la pelouse de Kosova Schaerbeek pour un succès 2-6. Une manière idéale de lancer 2020 et de fêter son come-back au RSD.

"J’ai fait ce choix pour un ensemble de raisons : les trajets, mon boulot, le changement de coach à Uccle, mon adaptation qui s’est mal passée et l’équipe qui ne tournait pas", livrait l’attaquant. "Puis j’avais aussi envie de rejouer avec mes potes dans un vestiaire à la bonne ambiance."

Recruté par Thierry Blindenbergh au printemps dernier, Ivan Ruiz-Cerqueira avait été tenté par le projet ucclois et notamment la perspective de disputer le titre. Finalement le Léo lutte pour le maintien. Jette pour la montée.

"On peut dire que tout est bien qui finit bien pour moi. Mais j’insiste, ce n’est vraiment pas pour ça que j’ai décidé de partir. C’est surtout pour les gars. Merci à eux de m’accueillir. Je ne pensais toutefois pas mettre quatre goals pour ma première. Je voulais juste tenir le coup physiquement après un mois sans rien faire", rigolait-il.

Et l’entraîneur Sébastien Conte d’ajouter. "Il connaissait déjà le groupe et est très à l’écoute. Il suffisait de l’intégrer dans le système de jeu et de travailler les automatismes. Ivan nous apporte de la profondeur mais il appartient surtout à la race des buteurs. C’est un profil dont on ne disposait pas au premier tour. Son retour lui fait du bien après un passage compliqué au Léo. Et nous sommes aussi ravis. C’est du win-win."

Tout a souri à l’attaquant qui a eu cinq occasions et trouvé quatre fois le chemin des filets, bien aidé par une défense locale complètement à la rue.

"Nous avons marqué quand il le fallait. Nous avons aussi accepté de souffrir en deuxième période mais nous les avons tués en contre", analysait celui qui vit sa 4e saison à Jette.

Ivan Ruiz-Cerqueira a donc parfaitement rempli son job en l’absence de Sanharib Malki, l’ancienne gloire fraîchement débarquée au Stade communal. Sébastien Conte ne l’a pas repris car il n’est tout simplement pas encore prêt. Sera-ce le cas dimanche à Gosselies (15 h) ?

Valentin Thiéry