Bruxelles

Le Schaerbeekois a livré une compétition remarquable.

Le devoir accompli, Dilyan Nikiforov a levé les bras au ciel, puis s’est tourné vers son clan, en tribune, pour lui envoyer un bisou. Victorieux contre Jarno Dewulf en finale des -90 kg, le Schaerbeekois a conservé son titre national juniors, ce week-end, à Anvers. Et il y a mis la manière ! Aucun doute : le "p’tit frère" de Toma grandit bien.

Serein et lucide, Dilyan analysait cette journée au cours de laquelle il a impressionné sur le tatami avec trois victoires par ippon. "J’ai disputé de bons combats parce que je gère mieux la pression que par le passé, surtout l’an dernier. J’étais tétanisé par le stress, notamment au niveau de la respiration, et je ne parvenais pas à donner le meilleur de moi-même. Je me fatiguais vite, ce qui m’a coûté ma place au niveau international et a entamé ma confiance. Mais, avec Philippe Godin, psychologue du sport, j’ai effectué un travail sur moi-même qui commence à porter ses fruits. Et j’en suis le premier ravi."

Et Dilyan a entamé cette saison 2019 pied au plancher avec une médaille de bronze, mi-janvier, au Dutch Open, enchaînant avec des victoires au Provincial et au Régional, avant de signer un beau parcours à l’Open de Visé. "J’étais assez content de mes combats, même s’il y a encore des détails à régler. Mais j’ai senti une véritable progression, que je devrais confirmer prochainement. Avec le National de ce week-end, je viens d’enchaîner cinq compétitions, ce qui n’est pas évident, notamment sur le plan du régime. Une certaine fatigue s’installe. Il faut donc la gérer. Parfois, j’ai des crampes aux doigts, un peu comme mon frère…"

Car aux compétitions s’ajoutent les entraînements avec la cellule haut niveau de la FFBJ, qu’a quittée Toma. "Nous sommes un peu plus éloignés qu’avant, mais il parvient toujours à me glisser un conseil quand il l’estime nécessaire. Avec sa blessure, nous nous sommes encore rapprochés… Je le suis. Il me suit."

Prochaine échéance ? "Fin mars, à Bremen, où j’essaierai de me qualifier pour l’Euro juniors en décrochant une médaille. Et si ce n’est pas en Allemagne, des rendez-vous, il y en aura d’autres…"