Le concept né à Paris revient à Bruxelles ce samedi pour la 9e fois déjà. Toujours avec un ADN mêlant nature, trail et innovation.

La 9e édition de l’Écotrail de Bruxelles aura lieu ce samedi, avec pour cadre une capitale plus verte qu’on ne le pense et un centre névralgique situé à l’hippodrome de Boitsfort. Une course pas comme les autres, comme se définit elle-même l’épreuve dans sa communication. Vraiment ? C’est ce que nous avons voulu savoir en confrontant Jean-Paul Bruwier, à la tête de l’organisation, à trois points qui font la marque de fabrique de l’Ecotrail version Bruxelles, lequel devrait accueillir pas loin de 3 000 sportifs au total des 9 épreuves proposées.

Éco-responsable ?

"Nous ne sommes pas parfaits et, sans doute, plein de paradoxes. Mais nous essayons en tout cas chaque année de nous améliorer. À l’origine, le créateur du concept Ecotrail à Paris avait pris part à l’UTMB. Il avait adoré l’expérience, tout en regrettant d’avoir dû prendre l’avion pour vivre une telle communion avec la nature. D’où l’idée de créer un événement nature dans une grande capitale, reposant sur une charte d’éco-responsabilité. À Bruxelles, encore plus qu’ailleurs, je n’ai pas peur d’affirmer qu’il y a moyen de faire un beau trail malgré le voisinage de la ville. À cela, on essaye d’apporter nos idées. Nous avons été novateurs voici plusieurs années déjà sur les ravitos sans déchet ou les gobelets recyclables en course. Nous investissons aussi beaucoup en permettant aux participants de nous rejoindre en métro, par exemple."

Un trail ?

"Ce débat n’a, à mon sens, plus lieu d’être depuis la délocalisation du lieu de départ à l’hippodrome. Oui, l’écotrail, c’est du vrai trail, là où ce fut peut-être une course nature sur certaines distances à ses débuts. Bien sûr, ce n’est pas vallonné comme la montagne ou les Ardennes. Mais tous les traileurs n’ont pas l’envie de vouloir s’accrocher aux arbres en montée. C’est une question de goût, mais les parcours sont magnifiques et le béton quasi inexistant."

Innovant ?

"On est en Belgique et avec une petite équipe. On peut donc se permettre d’être créatif et de faire bouger les lignes en fonction des demandes ou des attentes. C’est ce qu’on essaye de faire chaque année. Cette fois, après notamment le run-bike-bike, on teste un canicross, pour lequel nous avons ressenti un intérêt. C’est plus par curiosité intellectuelle que par opportunité économique. Mais on ne veut surtout pas devenir une course lisse."