Bruxelles L’Euro de volley est passé par Bruxelles, une grande première réussie.

Vendredi et samedi derniers, le Palais 12 du Heysel s’était métamorphosé en salle de volley pour recevoir le temps de deux journées le championnat d’Europe avec une apothéose digne des plus grandes finales lors de Belgique - Allemagne. Ambiance, match indécis jusqu’au bout contre l’Allemagne et public présent en nombre : tout a été réuni pour que ces deux jours soient une belle fête.

Voir jouer les Red Dragons dans la capitale de l’Europe, la Fédération belge en avait rêvé et avait enfin réussi à dénicher une salle capable d’accueillir un tel événement. Il est vrai que la région bruxelloise manque de telles infrastructures alors qu’il n’y a plus de club au plus haut niveau dans la capitale depuis fin 2017 et le forfait des Barbãrs.

"Il n’y a pas de grosses salles à Bruxelles mais ici au Palais 12, le terrain était magnifique", lance Luc Pourbaix, directeur sportif du BEVC. "Disposer d’une telle salle permettra au volley bruxellois de progresser."

Il est vrai que les initiatives formatrices ne manquent pas dans la région bruxelloise mais si on doute de l’impact inscription sur le contingent du volley à Bruxelles, l’Euro dans la capitale doit pourtant amener des retombées positives.

"De notre côté, on est déjà full en termes de membres donc concrètement, on ne pourrait plus accueillir personne. Par contre, on espère surtout que cet Euro et cette réussite incitent les pouvoirs locaux et régionaux à plus nous soutenir en termes de subside. Il faut qu’ils comprennent et voient que le volley existe aussi à Bruxelles. Il y a de l’intérêt. Il faudrait plus de visibilité."

La Fédération avait en tout cas décidé de marquer le coup avec Bruxelles avec plusieurs campagnes de promotion et des activités ludiques pour les enfants à côté de la salle.

Et puis, comme pour les Diables rouges, des enfants ont eu la chance d’accompagner les Red Dragons en montant sur le terrain, que ce soit contre l’Autriche ou en Allemagne. Là aussi des Bruxellois en ont profité, comme Eléa, la fille de Luc Pourbaix.

"La maman l’a inscrite en envoyant un mail. Avant le jour J, elle n’y pensait pas trop mais c’est vrai qu’en arrivant vers le Palais 12, elle a commencé à en parler. Elle adore les dragons alors imaginez-vous son bonheur d’accompagner l’un des Red Dragons. C’était d’ailleurs l’une de ses craintes, c’était qu’elle soit aux côtés d’un Autrichien." Heureusement, Eléa est montée sur le terrain avec Stijn D’Hulst, le passeur attitré.

© Pourbaix