Tout comme les autres sports en salle, le foot en salle sera à l’arrêt dès ce jeudi et ce, jusqu’à la Toussaint. Une nouvelle pas vraiment accueillie avec le sourire du côté des clubs bruxellois, comme nous l’a confié Hazzis Iabkrima pour l’AS City Façade Schaerbeek.

"Il n’y a pas de logique dans tout ça. Quand on voit que les transports en commun sont remplis ou encore les marchés, on peut se poser des questions. Pour moi, il y a des choses plus importantes à régler pour tenter d’endiguer cette pandémie, à commencer par ces transports en commun. Au final, c’est le sport qui trinque en premier alors que des solutions pouvaient être facilement mises en place. Je ne pense pas qu’arrêter certains sports ralentira la progression du virus."


Le seul point positif de la décision prise ce mardi par la Ministre, c’est le maintien des entraînements et des compétitions pour les jeunes de moins de 12 ans.

"Stopper les activités sportives pour les enfants n’aurait fait que les déprimer, c’est donc une bonne chose de leur permettre de continuer à s’entraîner et à jouer. Mais n’oublions pas qu’au-dessus de 12 ans, il y a également énormément de jeunes qui ont besoin de pratiquer une activité sportive et qui vont en être privés. Certains éléments prometteurs de notre club vont être stoppé dans leur élan."

Futsal Jette: "Pour les plus de 12 ans, nous allons adapter les exercices afin d’éviter les contacts"


Du côté du Futsal Jette, qui évolue à l’Union belge, Jean-François Vandenheede est partagé. "Je suis déjà soulagé qu’on ne nous interdise pas les entrainements, ce qui va nous permettre de continuer à proposer des séances à nos membres. Pour les plus de 12 ans, nous allons adapter les exercices afin d’éviter les contacts. Une nouvelle bien accueillie du côté des parents. Pour nous, alors que cela aurait été plus simple de tout arrêter, nous avons conscience qu’il est important de pouvoir continuer à proposer une activité sportive aux jeunes", confie le président du club jettois.

Avec l’espoir de pouvoir reprendre normalement par la suite. "Il faut surtout que l’on puisse arriver à reprendre et à aller au bout de cette saison, tout en se disant que la santé primera toujours. Mais dans le monde du foot en salle, des solutions existent pour y arriver. Par contre, ce qui me fait le plus peur, c’est la question financière, avec des sponsors qui seront moins présents et je crains, des parents qui vont essayer de profiter de la situation pour récupérer la cotisation payée pour leurs enfants."