Le club schaerbeekois estime que l’Union belge aurait dû adapter ses décisions à la situation.



Il y a deux semaines, 15 clubs, essentiellement flamands, déposaient une plainte auprès de la CBAS afin de faire déclarer blanche la saison 2019-2020 au niveau du football amateur. Une nouvelle qui a beaucoup fait parler au sein des différents clubs amateurs du Royaume mais qui a aussi fait des émules puisqu’aujourd’hui ils ne sont plus 15 à porter plainte mais près d’une soixantaine à vouloir faire entendre leur voix.

Parmi ces clubs, on retrouve celui du Kosova Schaerbeek, 14e de D3 amateurs et relégué en P1. "Nous avons décidé de nous allier à ces clubs car nous trouvons que la décision prise par l’Union belge, l’ACFF et Voetbal Vlaanderen est discriminatoire puisqu’il restait encore six journées à disputer et que cela laissait encore plusieurs opportunités de se sauver. Comme un match dure 90 minutes et pas 75, un championnat de 30 journées ne peut pas se jouer en 24. Je trouve qu’à situation exceptionnelle, il fallait prendre des mesures exceptionnelles et ne pas condamner des équipes comme si la situation était normale", débute Rami Islamaj, le président du club schaerbeekois.

Si certains clubs demandent purement et simplement de déclarer une saison blanche, l’homme fort du Kosova Schaerbeek apporte certaines nuances. "Nous ne pouvions pas aller au bout du championnat vu la crise, ça nous ne remettons pas en cause. Tout comme nous ne remettons pas en cause le fait que les premiers de chaque championnat ont le droit de monter. Par contre, au vu de la situation exceptionnelle, les autorités de notre football auraient dû revoir le système concernant les descendants. Il aurait fallu se contenter de faire descendre les derniers de chaque championnat et pas les trois derniers comme c’est notamment le cas en D3 amateurs, quitte à avoir des championnats plus fournis la saison prochaine et à ajouter un descendant supplémentaire au terme de la saison prochaine. L’Union belge aurait dû se creuser un peu plus les méninges."

Et à ceux qui avancent que cette plainte n’émane que d’une minorité, Rami Islamaj rétorque. "Bien sûr on va nous dire qu’il ne s’agit que d’une cinquantaine de clubs mécontents. Mais tous ceux qui n’avaient plus rien à jouer ne vont pas nous rejoindre. Le 5e au classement n’a rien à gagner là-dedans, par exemple."

Une chance infime de voir cette plainte aboutir


Les chances de voir la plainte des différents clubs aboutir semble toutefois infimes. "Nous passerons devant la CBAS le 26 mai, rien n’est perdu mais nous n’avons pas beaucoup d’espoirs car nous savons très bien que l’Union belge ne revient pratiquement jamais sur sa décision. Mais nous nous devions de faire entendre notre voix."