La course par équipes bruxelloise revient ce samedi pour sa 33e édition.


Les Relais givrés, course relais par équipes, reviennent ce samedi pour la 33e fois à Neder-over-Heembeek. Un rendez-vous à la fois incontournable et historique dans le calendrier running, bien maigre à cette époque de l’année. Avec une même formule à succès : une équipe de 5 coureurs, dont au moins 1 dame et 1 vétéran, au sein de laquelle chacun parcourt 8 km avant d’effectuer, groupé, un dernier tour de 4 km. Soit 44 bornes au total.

Nous avons relevé les cinq raisons qui font chaque année des Relais givrés un évènement attendu par les coureurs, quelques jours seulement après les fêtes. Près de 1 600 participants, au total, sont une nouvelle fois attendus.


Une formule atypique

La course à pied est un sport individuel par excellence. On court quand on le veut et où on le veut, au rythme qu’on souhaite. Les Relais givrés, à l’instar des plus jeunes Relais tarés qui ont eu lieu ce samedi à Fleurus, viennent chambouler cette logique. "Une fois par an, on ne court pas pour sa pomme", nous confiait l’infatigable Marc Vanderlinden lors de la précédente édition.

Geoffroy Van Dessel, à la tête de l’organisation emmenée par le club des "Lendemains de la veille", va dans le même sens. "L’esprit d’équipe prédomine ici. C’est particulier dans la pratique de la course à pied mais c’est aussi ce que viennent chercher les participants. Ça amène une autre approche, une autre ambiance et beaucoup de solidarité."


Sa place dans le calendrier

Généralement, il nous faut de longues minutes et un grand espace pour recenser l’ensemble des courses organisées à Bruxelles et en Wallonie chaque semaine dans notre supplément Belgium Running. Ce week-end, il n’en est rien. Seules quelques courses ont lieu à cette époque où les coureurs reprennent doucement après les fêtes de fin d’année. Un atout de choix pour les Relais givrés.

"C’est assurément une des raisons de notre succès", reprend Geoffroy Van Dessel. "Reprendre la compétition par une course en relais est un bon moyen de retrouver du rythme, sans trop se mettre de pression. Si nous faisions cela à un moment de l’année où la concurrence est rude, il serait pour beaucoup bien plus compliqué de monter des équipes. La seule chose qui peut nous être nuisible à cette période est la météo. Mais à ce niveau là, on ne peut rien y faire…"


Son histoire

"Quand je parle des ‘Lendemains de la veille’ quand je suis sur une course, peu de personnes connaissent notre club. Mais quand je parle des Relais givrés, tout le monde sait de quoi il s’agit." Geoffroy Van Dessel en rigole mais les Relais givrés, qui en sont donc à leur 33e édition, ont une longue tradition derrière eux et attiraient déjà du monde avant que la course à pied ne devienne le phénomène running. Cela aide inévitablement à attirer la foule d’année en année. "À côté des grands clubs qui reviennent chaque année, on a vu ces dernières éditions apparaître des nouveaux visages, comme des groupes issus de Je Cours Pour ma Forme, signe d’une ouverture de la course à pied à un public bien plus large qu’auparavant."


Une adaptation à l’évolution du running

Si la formule des Relais givrés est, à quelques détails près, restée inchangée depuis ses débuts, l’évènement sait faire preuve de flexibilité et d’adaptation. Histoire de répondre aux nouvelles attentes et à un nouveau type de public. Après les Kids givrés et les Mini-Relais givrés pour les plus jeunes, sont apparus les Relais frappés, formule identique avec un circuit plus court (4 km). "À côté de l’aspect sportif, on a aussi à cœur d’évoluer avec la société. Cette année, beaucoup d’efforts sont par exemple mis pour rendre l’évènement le plus eco-friendrly possible."


De la convivialité à revendre

Un entraînement avec les "Lendemains de la veille" suffit pour comprendre que la convivialité fait partie de l’ADN du club. Pendant et après la sortie. "Ce n’est pas pour rien qu’on s’appelle de la sorte…" Et les organisations du club bruxellois transpirent aussi cette convivialité, comme en témoigne la haie d’honneur qui accompagne chaque année la dernière équipe à franchir la ligne d’arrivée. Les coureurs aiment manifestement ça ! Car ici plus qu’ailleurs, les participants restent pour refaire la course une fois celle-ci terminée.