En 2016, le jour de son 15e anniversaire, Maellyse Brassart venait d’arriver au Centre de haut niveau à Gand lorsque l’équipe féminine belge de gymnastique s’apprêtait à boucler ses valises pour les Jeux olympiques de Rio où elle allait vivre une ‘première’ historique. Cinq ans plus tard, la Bruxelloise, qui a débuté à l’Europa Gym de Woluwe Saint-Lambert avant de transiter par le Gym Fenix à Auderghem puis le centre élites à Mons, est à son tour toute proche d’une première sélection pour les JO. Un beau retour au premier plan alors que l’année avait débuté par une opération au ménisque.

"Je n’ai pas voulu précipiter mon retour en essayant, par exemple, de participer à tout prix aux championnats d’Europe. Il fallait reprendre progressivement sur tous les agrès, ce que j'ai fait", raconte Maellyse. "Et au début de ce mois de juin, je me suis classée troisième d’un nouveau test en vue de la sélection. Il y avait certainement des points à améliorer, surtout à la poutre et au saut, mais je suis globalement contente de ce que j’ai montré."

Ce week-end, c’est une compétition internationale, le FIT-Challenge organisé au Topsporthal, qui marquera la fin de la période de qualification. "Chaque étape de sélection était importante mais celle-ci le sera peut-être un petit plus encore", glisse la gymnaste de 20 ans. "Mais c’est une bonne salle, un bon environnement, qui donne d’autant plus confiance que l’on peut s’entraîner sur le podium depuis quelques semaines déjà. Mes attentes ? J’espère avant tout que ma prestation sera représentative de ce que je fais à l’entraînement au quotidien. Après, elle sera soumise à l’appréciation des juges. Je veux surtout avoir un bon sentiment à l’issue de ce week-end."

Mais c’est surtout la sélection pour les Jeux olympiques de Tokyo qui doit venir récompenser le travail inlassable de Maellyse Brassart depuis des années. "Si je n’avais pas eu cet objectif en tête il y a cinq ans, il est probable que je ne serais jamais venue ici à Gand", nous dit-elle. "C’était une des meilleures décisions de ma vie : j’ai pris une autre dimension en tant que gymnaste. Et les Jeux, ce n’est pas qu’un rêve, c’est aussi un grand objectif pour lequel j’ai énormément sacrifié. Le plus important est de ne pas avoir de regrets, d’avoir tout mis en œuvre pour accomplir son potentiel."

Polyvalente et expérimentée, l’étudiante en droit de l’Université de Saint-Louis, qui affirme que le groupe d’entraînement a retrouvé toute sa sérénité depuis quelques semaines après une période de tempête l’an dernier, a tout pour convaincre ses entraîneurs de l’emmener à Tokyo. "On sent que ce n’était pas juste une simple préparation pour des championnats du monde par exemple. L’enjeu était supérieur et cela a généré un peu de stress, c’est normal. On est en concurrence et on veut donner le meilleur de nous-mêmes. Mais toute le monde a progressé et l’ambiance est restée très bonne entre nous", insiste Maellyse. Place, à présent, au moment de vérité !