Après des mois d’attente, Mohamed El Marcouchi reprend le chemin des rings en participant à son premier gala de boxe depuis le début de la crise sanitaire. Ce sera ce vendredi, à Roosdaal, à une quinzaine de kilomètres de la capitale. "Comme il est organisé en dehors de Bruxelles, il est maintenu. Les 200 places disponibles ont toutes été vendues, preuve que les amateurs de boxe avaient hâte de revoir des boxeurs sur un ring", débute le Bruxellois.

Ce combat, il a une réelle importance pour Mohamed El Marcouchi, lui qui a un objectif clairement défini pour les mois à venir. "C’est un combat de reprise qui lance ma préparation pour un combat pour le titre WBA prévu, si tout va bien, en janvier ou février. Le combat de ce vendredi est un bon tremplin vers le titre WBA."

Cette ceinture, Mohamed El Marcouchi en rêve depuis longtemps. "Ça fait longtemps que je suis en quête de cette ceinture. Pas mal de choses se sont passées entre-temps, beaucoup m’ont déçu, on manquait d’organisations, de soutien financier mais mon nouveau manager met tout en œuvre pour que je puisse combattre pour ce titre mondial."

Un objectif, voilà de quoi motiver n’importe quel boxeur après des mois difficiles. "La préparation de ces derniers mois a été très compliquée pour nous les boxeurs puisque les salles ont été fermées pendant très longtemps. On a essayé de se préparer au mieux en extérieur et puis à l’intérieur une fois que ça a été possible. Mais cela restait difficile puisque c’était à huis clos, avec mon coach, en respectant la distance et avec le masque."

Même si aujourd’hui la boxe est à nouveau permise, Mohamed El Marcouchi prend toutes les précautions pour éviter tout contact avec le virus. "La boxe est un sport de contacts et lorsque l’on affronte quelqu’un, on a toujours cette petite crainte. C’est pour ça que l’on prend toutes les mesures possibles avec les sparrings, qu’on fait des tests si nécessaire et qu’on note les noms de tout le monde. C’est un peu compliqué au début mais ça devient une habitude."