Mohamed El Marcouchi boxera ce samedi pour le titre IBO Continental des super-légers face à Brice Bula Galo. Ce combat est tout un symbole pour le Bruxellois qui avait perdu ce titre en 2018 pour une disqualification à la suite d’un choc involontaire à la tête de son adversaire, le Vénézuélien Samuel Gonzalez.

"C’est une revanche par rapport à ce titre injustement perdu en 2018", lance d’emblée le Bruxellois.

Ce 8 décembre 2018 le hante encore aujourd’hui. "Ça fait trois ans que c’est dans un coin de ma tête. Ce jour-là, tout s’est effondré pour moi et il a fallu que je me reconstruise. La première étape, ça a été ce titre de champion du Benelux en 2019. Mais ce n’était qu’une étape, celle qui devait me mener à nouveau vers le titre IBO."

Un chemin fait de changements. "Ça a été long et difficile. J’ai dû revoir mon encadrement, voir où je pouvais m’améliorer pour que ce genre de désillusion ne se reproduise plus. Avec mon cousin, j’ai travaillé ma technique, ma résistance, ma puissance et mon mental."

Et il avoue aujourd’hui avoir retrouvé ce mental grâce à une personne en particulier. "Après la perte de mon titre, mes espoirs se sont envolés. Je ne pensais pas que je pourrais revenir un jour. Et puis l’arrivée de mon manager Azzedine Laggoune a sonné le début d’une nouvelle aventure. Je savais alors que j’aurais à nouveau ma chance."

Aujourd’hui, Mohamed El Marcouchi se dit meilleur qu’en 2018. "J’ai muri et grandi depuis. Je suis physiquement et mentalement prêt. Grâce à mon encadrement, je suis un boxeur plus complet qu’en 2018."

Seule ombre au tableau, si le combat sera retransmis sur Facebook, ce sera sans public dans la salle. "C’est ma plus grande déception car je sais que mon public attendait ce combat de la revanche avec impatience."


Il est le coach personnel d’un joueur du RWDM

Alors que son projet de salle à Yser avance bien, Mohamed El Marcouchi prépare doucement sa reconversion. C’est ainsi qu’il s’est lancé dans un projet de coach personnel dont l’un des clients est Kevin Nzuzi, l’attaquant du RWDM. “Je suis un enfant de Molenbeek et j’ai grandi dans cette commune. C’est avec un grand plaisir que je viens donner un coup de main à l’équipe de la commune.” Le boxeur est même surpris par son élève. “Kevin a l’habitude d’utiliser ses jambes au foot mais je peux voir dire qu’il a une sacrée droite, qui peut mettre quelqu’un K.-O. Je suis content de partager ces moments avec d’autres sportifs. C’est le début de la construction de mon après-carrière.”