Takumi Onoshima, membre de club woluwéen de l’Athanor Gym (basé à Sportcity), va prendre part, à partir de jeudi, aux championnats d’Europe de Bâle, en Suisse.

"Cet Euro constitue un départ dans ma carrière", indique l’Everois. "Un tel rendez-vous, c’est, en effet, une première pour moi chez les seniors. C’est quelque chose de nouveau, d’excitant et d’un peu stressant aussi. J’ai le sentiment que le travail commence à payer !"

Le gymnaste de 21 ans évoluera au sol et au cheval d’arçons. Sa préférence va pourtant aux barres parallèles.

"Mais le sol, un agrès que j’ai redécouvert, j’aime beaucoup aussi ! dit-il. J’ai été pénalisé dans le passé en raison de problèmes de genou mais depuis six mois ou un an, cela va beaucoup mieux. J’espère bien sûr signer mon meilleur résultat personnel, montrer les nouveaux mouvements qui m’ont permis de me qualifier et prendre de l’expérience. On prépare déjà le nouveau cycle olympique qui doit nous conduire aux Jeux de Paris en 2024. J’ai trois ans pour progresser, comme tous les membres de l’équipe nationale. Chaque année, on devra être capable de franchir un palier."

Pour peut-être atteindre cet objectif olympique qui s’est refusé aux hommes pour Tokyo. "En 2019, on en rêvait vraiment, surtout moi qui suis à moitié japonais par ma maman", souligne Takumi. "J’ai de la famille là-bas, et j’y retourne en principe chaque été. C’est dommage de ne même pas pouvoir y aller en tant que spectateur. Les sondages ? Je pense que la population japonaise ressent surtout de la lassitude face aux mesures du gouvernement. Mais si les Jeux ont lieu, ce que je crois, cela enverra une note d’espoir à tout le monde."

Ce rêve olympique, Takumi Onoshima le poursuit depuis tout petit. "Enfant, j’ai pratiqué la natation et l’aïkido notamment mais c’est en voyant un gymnaste à la barre fixe, lors des JO 2008 à Pékin que je suivais à la télévision, que j’ai dit à mon père : ‘c’est ça que je veux faire, je veux aller aux Jeux olympiques’. La barre, c’est un agrès élégant et compliqué à la fois, j’étais fasciné. Pour pouvoir rentrer au club, j’ai alors dû passer un test… qui s’est révélé très concluant."

Mais c’est surtout au centre de Haut niveau à Mons, à partir de l’âge de 11 ans, que Takumi Onoshima allait développer ses aptitudes et franchir de nouveaux paliers. "C’est là que mon éducation s’est faite en grande partie. L’internat, c’est un mode de vie particulier. On sacrifie un peu notre vie sociale. C’est dur d’être loin de sa famille. Mais cela nous a permis de nous rapprocher, les retrouvailles le week-end n’en étaient que plus chaleureuses", explique celui qui étudie à présent dans une école d’arts dans la cité montoise.

Et qui vivra à Bâle une expérience inestimable…