Ce samedi, à la suite d’un match de U12B opposant le FC Saint-Michel au Sporting Bruxelles, le jeune homme de 17 ans qui arbitrait la rencontre bénévolement, a été agressé à la sortie du stade.

"Durant ce match qui s’est soldé sur le score sans appel de 14-1, le coach adverse et deux parents de cette équipe se sont montrés agressifs et menaçants envers notre jeune arbitre de 17 ans, qui encadre des jeunes de 5-6 ans chez nous, et avait décidé de consacrer un peu de son temps libre pour arbitrer une rencontre de U12. Malheureusement, les menaces ne sont pas restées que verbales puisqu’après le match, alors que tout le monde était parti, notre jeune arbitre a été suivi jusqu’à l’arrêt de tram où il a été tabassé. Il a reçu plusieurs coups dont un à l’oreille à la suite duquel il s’est effondré. La police est intervenue et notre jeune arbitre a dû être emmené aux urgences"
, explique Quentin Demey.

Scandalisé par un tel acte, le président du FC Saint-Michel est bien décidé à donner suite à cette agression. "La direction du club toute entière a tenu à contacter directement le jeune arbitre afin de lui témoigner son soutien et lui dire que nous n’en resterons pas là. Face à cet acte d’une lâcheté sans nom, nous avons décidé d’introduire une plainte auprès de la fédération."

Quentin Demey espère une réaction ferme de la fédération. "La réaction de la fédération sera déterminante. J’espère qu’elle va en faire un exemple pour que ce genre de faits graves ne se reproduisent plus. Si ce n’est pas le cas, une sorte de découragement risque de s’installer. Certains parents ont déjà indiqué qu’ils ne laisseraient plus leur enfant arbitrer un match de jeunes, alors que c’est la première fois que ça se passe. Il est donc important d’apporter une réaction ferme afin de soutenir au mieux nos jeunes arbitres."

La réaction du Sporting Bruxelles


Du côté du Sporting Bruxelles, le président du club Mohamed Ban Abdellah a tenu à réagir. "Le Sporting Bruxelles dénonce toute forme de violence dans le milieu du football, qu'il vienne d'un coach, d'un parent ou d'un accompagnant. Nous sommes les premiers à dire que les personnes coupables de tels comportements doivent être radiées à vie du football. Cependant, concernant la situation de ce week-end, je tenais à apporter la version qui m'a été rapportée. Il ne s'agissait pas du coach habituel mais bien d'un accompagnant, l'oncle d'un enfant, qui le remplaçait. Selon lui, il était censé avoir une explication de la part de l'arbitre à l'issue de la rencontre mais ils ne l'ont plus vu. L'accompagnant et deux parents ont donc pris le chemin de l'arrêt de tram pour prendre leur tram. C'est là qu'ils ont revu l'arbitre, une discussion s'en est suivie, il y a bien eu une confrontation physique, des coups ont été échangés mais selon notre accompagnant, l'arbitre a frappé le premier et il a riposté. Le ton a continué de monter dans le tram et le chauffeur les a mis dehors, avant que la police ne soit appelée sur place. Notre accompagnant, un jeune d'une vingtaine d'années, a aussi des contusions et décidé de porter plainte auprès de la police. En attendant que la police détermine à qui incombe la faute, j'ai eu ce garçon au téléphone pour lui dire qu'il était inacceptable que l'on en vienne aux mains pour une histoire de ballon rond. Je le rappelle, le club condamne fermement toute forme de violence."