Yuli Nagata veut voir plus loin: "ce n'est qu'une étape"

Bruxelles s’est une fois de plus illustrée sur la scène mondiale du karaté. C’est dans la discipline du karaté shidokan que le Bruxellois Yuli Nagata est parvenu à décrocher le titre de champion de monde lors d’une compétition organisée au Koweït. Une performance d’autant plus grande qu’il a décroché ce sacre mondial en triathlon, soit un combat où les combattants s’affrontent lors d’un round de karaté, un de kickboxing et un de MMA.

"Ces derniers mois, je me suis beaucoup entraîné sur la partie sol du MMA, celle que je maîtrisais le moins. Mais au final, je n’ai pas eu besoin de tout ça puisque j’ai à chaque fois remporté mes combats avant le troisième round" , explique-t-il.

Ce titre de champion du monde aurait pu lui échapper. "J’ai eu quelques ennuis lors de mon vol et, du coup, je suis arrivé très fatigué le jour même de la compétition. Mais comme j’ai pour habitude de m’entraîner plus qu’il ne faut, j’ai pu finir mes combats."

En marquant les esprits sur la scène internationale, Yuli Nagata veut se servir de sa victoire pour franchir de nouvelles étapes. "Ce titre de champion du monde n’est qu’une étape. Je veux aller chercher d’autres ceintures."

Et pas uniquement dans le karaté shidokan. "Ce style de karaté vous oblige à maîtriser d’autres arts martiaux. Du coup, j’ai envie d’aller chercher des ceintures dans d’autres disciplines, avec pour objectif final de m’imposer en MMA."

Les arts martiaux, une discipline dans laquelle le Bruxellois est tombé sur le tard. "Le déclic, je l’ai eu à 17 ans. J’en ai 24 aujourd’hui, et je suis toujours aussi passionné. J’aime cette discipline qui vous oblige à maîtriser différents styles, à être plus complet. Cela nous amène aussi à rencontrer des athlètes venus d’horizons différents, desquels on apprend beaucoup."


"Très sérieux dans ses engagements"

Depuis plusieurs années, c’est par Mourad Hosni que Yuli Nagata est suivi. Un professeur proche de son élève, toujours présent pour le faire progresser. "Ce qu’il a réussi lors de ces championnats du monde est assez exceptionnel. Il a parfaitement géré sa compétition et le stress qui va avec", explique son professeur.

Du coup, difficile de trouver mieux placé pour juger les qualités de son élève. "Yuli est un garçon qui est en permanence à l’écoute. Il est très sérieux concernant les engagements qu’il prend, que ce soit avec sa famille, le sport et surtout ses études. La preuve, Yuli est en dernière année en architecture et c’est le meilleur objectif pour finaliser sa réussite."