Bruxelles Un stage pas comme les autres dans les installations du K. Sp. FC Haren.

Les vacances, c’est souvent l’occasion pour les jeunes de faire un stage. Aujourd’hui, nombreux sont les clubs ou les académies à en proposer aux jeunes amateurs de ballon rond. Seulement voilà, si certains font attention à proposer des tarifs les plus abordables possible, inscrire son enfant à un stage de football représente toutefois une certaine somme pour les parents.

Afin de donner accès à un stage à n’importe quel enfant, quel que soit son statut social, Bruno Leemans a proposé un stage un peu différent du côté de Haren. "Ces dernières années, les ouvertures d’académie se multiplient à Bruxelles. Mais le problème, c’est que ces académies sont trop souvent impayables pour des personnes aux revenus plus modestes. Face à ça, on a décidé de lancer un projet qui permet à tous les enfants, quelles que soient leur situation sociale ou leur origine, de pratiquer le football au même titre que tous les autres" , débute Bruno Leemans.

Par cette initiative, les organisateurs du stage veulent faire passer un message. "Le football est le sport le plus populaire dans notre pays mais, en y regardant de plus près, il n’est pas si accessible que ça à tout le monde. Ces dernières années, notamment à Bruxelles, on constate qu’il est de plus en plus destiné à ceux qui savent se le permettre. Il suffit de prendre l’exemple de certains clubs qui demandent des cotisations annuelles s’élevant parfois à 600 euros par enfant. Et lorsque les familles ont deux, trois ou quatre enfants, ça commence à représenter un sacré budget."

Lors de cette semaine de stage ayant lieu pendant les vacances de Pâques, les organisateurs ont accueilli 26 enfants. "On a proposé un véritable programme pour les enfants, afin de les faire progresser. Ils ont aussi eu la chance de rencontrer des pros et d’anciens pros comme Trésor Diowo, François Kompany et Tracy Mpati. La semaine prochaine, nous emmènerons tous ces enfants assister à un match de D1. Autant d’attentions accueillies avec plaisir par ces enfants qui n’ont pas la chance de vivre de tels moments tous les jours."

Une première étape pour un projet que Bruno Leemans aimerait développer sur l’ensemble de l’année, au sein des installations du petit club de Haren. "Haren est un petit club, en difficulté depuis un ou deux ans et en manque de jeunes. Aujourd’hui, nous voulons redynamiser tout ça, en mettant sur pied un projet social où chaque enfant aura la chance de jouer au football, sans faire attention à ses possibilités physiques ou financières."


Diowo (ancien pro): “Une belle cause”

“Lorsqu’ils ont fait appel à moi en ma qualité d’ancien joueur professionnel, j’ai rapidement accepté. C’est important pour ces enfants d’avoir des exemples. La plupart de ces gamins viennent pour le plaisir mais certains rêvent de devenir un jour professionnels et ils auront besoin de savoir à quoi ressemble le chemin pour les emmener au bout de leur rêve. Ce stage à Haren est différent des autres. Il a un véritable enjeu social, il permet à des gamins de sortir de leur quotidien et si notre présence a pu les aider ou leur donner le sourire, alors nous aurons servi à quelque chose. Quoi qu’il en soit, ce stage, c’est une belle cause.”