Une journée inoubliable pour Sébastien Conte, coach du Léo lorsqu'il parvint à s'extirper de l'élite provinciale en 2009-2010.

A cette période de l’année, nous avons d’habitude l’occasion de mettre les champions à l’honneur. Mais cette année, avec l’arrêt prématuré des championnats, nous n’aurons pas la chance de vivre ces moments d’émotion sur le terrain. Du coup, nous avons décidé de plonger dans nos archives pour vous offrir une série nommée Une photo, un souvenir, l’occasion de revivre un titre, un grand moment ou une émotion au travers d’une photo.

Pour débuter la série, nous effectuons un bond dans le temps de dix ans, pour revenir au jour où le Léopold devenait champion de première provinciale. Un moment gravé dans la mémoire de Sébastien Conte, l’entraîneur du Léo à l’époque. "Cette photo me rappelle de terribles souvenirs. C’est quelque chose d’inoubliable tant l’émotion avait été forte avec un dénouement final qui s’est joué lors des deux dernières journées de championnat. Tout le monde voyait Braine décrocher le titre après avoir occupé la tête pendant 80% de la saison mais nous y avons toujours cru et grâce à un groupe extraordinaire, nous avons renversé la vapeur dans le sprint final", se rappelle-t-il.

Une journée qu’il nous raconte en détail. "Ce match se jouait un jeudi. Nous étions repassé en tête le dimanche et nous savions qu’une victoire nous offrirait le titre. Mais pour ça, il fallait vaincre une équipe de Wambeek qui luttait pour son maintien. Après avoir ouvert la marque, nous ne parvenions pas à tuer le match et le stress montait. Jusqu’à ce que nous inscrivions ces deux buts libérateurs en fin de match. Ce titre, ça a été ma plus grande satisfaction à l’époque."

Un titre qui permettait au Léo de retrouver l’échelon national . "A l’époque cette P1, c’était la jungle et pour s’en sortir, il fallait de la qualité mais aussi un mental d’acier. J’ai eu la chance de travailler avec des gars extraordinaires et cet apprentissage m’a été bénéfique pour la suite. Sans oublier les liens qui se sont tissés avec les joueurs, des gars comme Ben Kassem, Burgo, Durvaux et tous les autres."
© Huge

Une double tristesse après la relégation du Léo et la disparition de Jacques Maricq

Dix ans plus tard, c’est un double sentiment de tristesse qui habite Sébastien Conte. "C’est une déception de voir le Léo basculer en P1, d’autant qu’ils avaient tout pour faire bien mieux. Mais surtout, j’ai été énormément touché par la mort de Jacques Maricq. A l’époque, il a osé me lancer dans le grand bain et surtout, humainement, c’était quelqu’un de super. J’ai eu du mal à encaisser sa disparition."