Le sociétaire de La Chenaie a décroché un titre synonyme de renaissance…

Yves Ndao n’a laissé personne indifférent ce samedi, à Anvers… Il est vrai que, quand on voit un colosse comme lui, âgé de 18 ans, mesurant 1,90 m et pesant 130 kg, sortir du tatami les larmes aux yeux après avoir décroché son premier titre national seniors, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait là une émotion toute particulière. Et c’est peu dire dans le cas du sociétaire de La Chenaie ! Sans entrer dans les détails, Yves revient de très loin… Car ce sacre en +100 kg, après avoir battu Edouard Capelle en demi et Sidy Sarr en finale, n’est, pour lui, ni plus ni moins qu’un retour à la vie !

Au moment de commenter sa journée, lundi, Yves était encore ému, presque bouleversé, mais aussi soucieux de remercier tous ceux qui lui ont permis d’être là. "J’ai vécu deux mois et demi de galère. J’ai frôlé le pire, mais je m’en suis heureusement sorti ! Si je suis de retour, c’est grâce à ma famille, à mon club, à la Fédé et à l’école qui m’ont soutenu alors que j’étais au plus bas. Mes potes aussi. Et puis, mon prof d’anglais… Je leur en serai à jamais reconnaissant. Alors, voilà, ce titre est pour moi un nouveau départ !"

Et il est plus de cent fois mérité pour Yves Ndao, boosté par les conseils de Sami Chouchi avant de se présenter sur le tatami. "Sami m’a dit de me libérer et de laisser parler mon judo, ce que j’ai appliqué face à Edouard, que je connais bien pour m’entraîner souvent avec lui. Je savais que je ne devais lui laisser aucun répit. Alors, je l’ai mis sous pression, j’ai attaqué et ça a payé ! Ensuite, je me suis calmé. Je me suis concentré sur la finale en me disant que ce n’était pas fini. En sept rencontres, je n’avais perdu qu’une fois contre Sidy, mais je ne voulais pas laisser passer ma chance de décrocher ce titre."

Et voilà donc Yves Ndao relancé… "Je ne m’arrêterai pas là ! J’ai d’autres objectifs, plus grands. À court terme, je combattrai le 7 décembre, à Wasquehal, puis je débuterai sur le circuit européen avec, en tête, l’Euro et le Mondial juniors…"

Une belle renaissance !