Pour un mets réussi, il faut que tous les ingrédients soient réunis. Il en va de même pour une bouillie infâme.

Soyons de bon compte, le Covid s’est également invité à la table au plus mauvais moment. Moyennant un protocole strict, le championnat a pu reprendre le 12 décembre 2020 et 88 des 90 rencontres programmées ont pu être jouées. Seul le Kangoeores a vu ses deux derniers matches annulés, sans conséquence sur la hiérarchie du top 4 appelé à disputer les playoffs.

La Fédération s’est montrée bien inspirée de soumettre un nouveau protocole aux participants pour parer à toute éventualité. En théorie du moins car encore eût-il fallu rédiger un document limpide qui ne laisserait place à aucune interprétation. Lorsqu’on écrit que "si une équipe n’est pas en mesure de disputer un seul match d’un tour, elle est retirée de la compétition", pourquoi ne pas aller au bout du raisonnement ? Parce qu’il coule de source que cela s’assimile à un forfait et que l’adversaire est désigné vainqueur ? Apparemment pas puisque la Fédération est parvenue à avoir deux grilles de lecture différentes en l’espace de quelques heures. A noter qu’aucun club signataire n’a estimé que la précision était utile.

Les dates, par contre, étaient bétonnées et ne laissaient la place à aucun aménagement. Braine le savait et avait accepté les conditions. Qui plus est, les contrats des joueuses se terminent chaque année le 30 avril, et ce, dans tous les clubs.Cela n’a pas empêché les dirigeants de déplorer que Namur n’accepte pas de jouer le 1er mai, une option qui n’avait jamais été envisagée.

Une équipe invaincue qui n’est pas championne, c’est du jamais vu. La frustration des septuples championnes de Belgique est légitime mais elle n’oblige ni à la mauvaise foi ni à une communication puérile et agressive sur les réseaux sociaux, d’autant que la transparence n’est pas la plus grande de leurs qualités.

Namur s’est finalement retrouvé avec le mauvais rôle alors qu’il n’était que spectateur de ce vaudeville improbable au sommet du basket belge.