L’ex-international belge a quitté son club de coeur pour relever le challenge du Coq en D2.

L’annonce de son départ de Soignies en a surpris plus d’un il y a quelques jours. Après 16 ans dans le club et 7 ans à coacher les Verts avec qui il a tout gagné, Bertrand Billi voguera désormais sous les cieux du Coq Mosan. Les pensionnaires de D2 ne manquent pas d’ambition pour l’avenir et la composition du staff avec Bertrand Billi s’inscrit dans ce projet.

Jeune retraité des terrains, le Hennuyer va désormais se focaliser sur le coaching et les entrainements. Au Coq tout en continuant ses occupations au Centre de formation de la Ligue à Liège et en intégrant le staff national U20.

Bertrand, qu’est-ce qui a motivé votre départ de Soignies ?

"Au départ, ce n’était pas prévu mais au fil des discussions avec les membres du staff, j’ai constaté qu’il y avait deux directions qui se présentaient pour la suite des opérations et des événements à Soignies. Je trouvais que c’était un signe du destin pour passer la main et ne pas m’accrocher. Je quitte quand même le club le plus haut possible avec une finale de Benecup en poche et une qualification pour les playoffs et la finale de Coupe de Belgique."

Vous parlez de deux directions. Elles n’étaient pas complèmentaires ?

"Ce n’est pas vraiment ça. C’était plutôt deux philosophies différentes de coachings, de gestion humaine. A Soignies, c’est particulier parce que les entraineurs sont, pour certains, encore joueurs. On doit être prudent dans la manière d’aborder les joueurs car on le reste aussi. Mais toutes les décisions prises l’ont été pour le bien du club !"

Cela ne vous fait pas bizarre de ne pas être Sonégien après autant d’années ?

"Pour l’instant, ça va. Ca le sera surtout à la reprise quand Soignies fera sans moi et moi quand je débuterai au Coq Mosan."

Votre collaboration avec les Carriers est définitivement terminée ?

"Pas forcément. Moi, mon objectif est de faire évoluer le rugby belge en général et pourquoi ne pas aider d’une manière ou d’une autre l’un de leur projets à moyen et long terme d’Académie ou du Seven. Soignies a l’ambition de devenir une sorte de centre régional du rugby. Je pourrai éventuellement aider. Pas forcément sur le terrain mais via des réflexions, des dossiers, la culture de performance, des protocoles de fonctionnement, ce qui est mon background. Mais Soignies, ça reste un peu ma famille. Mes frères et ma soeur y jouent, mon beau-père y est directeur sportif et tous les membres restent mes amis. Mais à court terme, je me focalise sur la réussite du Coq Mosan."

Le Coq, c’est loin.

"En fait, vu mon travail au centre de formation de la Ligue au Blanc Gravier, j’étais déjà quatre fois semaine à Liège. Ca a contribué à mon choix. Je ferai moins de route en fait dorénavant car les jours d’entrainement, je serai déjà presque sur place, à quelques kilomètres. Je pourrai aussi en profiter pour faire de la musculation entre les deux notamment. Je vais y gagner en qualité de déplacement parce que finalement, Liège-Soignies, c’est assez long."

Vous ne débarquerez toutefois pas en terre inconnue dans le staff.

"Gabriel Weemaels est en effet un collègue du Centre de formation et Alexis Cuffolo un ex-équipier chez les Diables noirs. Le club m’avait déjà proposé par le passé de venir faire des one-shot d’entrainement et Alexis m’en avait un peu reparlé. En outre, dans l’équipe, je connais l’un ou l’autre joueurs mais je reconnaitrai surtout pas mal de tête en bord terrain !"

Quel sera votre objectif avec le club ? Le titre et la montée en D1 ?

"Comme Frameries et Liège sont montés, puisque la D1 est passée à 10 en raison de la crise pour la saison prochaine, plusieurs clubs vont se montrer ambitieux. Je pense au Buc ou aux Citizens. Comme le Coq, ils y voient une opportunité, une porte ouverte vu l’absence des deux autres favoris. Il y a un coup à jouer. Au Coq, il y a un effectif intéressant en nombre et en qualité."

Vous connaissez cette série ?

"Depuis mes débuts en équipe première à 17 ans, je n’ai jamais évolué qu’en D1. Je sais juste que si on a l’ambition de monter et se maintenir en D1, il faut se comporter comme une équipe de D1. Pour moi, en fait, le Coq actuellement, c’est Soignies d’il y a six ans. Un club familial mais avec des valeurs aussi. Normalement, la reprise des entrainement est prévue début juillet mais on s’adaptera en fonction des mesures sanitaires."