Après le lancement en grande pompe de la saison en championnat la semaine dernière, avec l’inauguration officielle du nouveau synthétique, le RC Soignies se lance à l’assaut de la Coupe de Belgique, une compétition qui lui réussit généralement bien puisque les Carriers l’ont remporté deux fois (2010 et 2018 alors qu’ils s’étaient hissés en finale de la dernière édition disputée).

Dimanche, la réception du Coq Mosan (équipe de D2) sera surtout l’occasion de revoir au Chemin Tour Lette, Bertrand Billi. Après toute sa carrière à Soignies en tant que joueur et après y avoir lancé celle en tant qu’entraîneur, il avait quitté le club y a un an et demi prenant la direction de Liège ensuite où l’attendait un nouveau challenge au Coq Mosan.

Ce dimanche, les retrouvailles seront chaleureuses. "Même si pour des entraînements de rugby à 7, j’étais déjà revenu au club", explique Bertrand Billi. "Mais dimanche, ce qui va certainement me perturber, ce sont les vestiaires visiteurs. En fait, ce sont nos anciens vestiaires et je crois que je n’y ai plus mis les pieds depuis 10 ans. Ce sera marrant."

Ce match, il n’a pas attendu cette semaine pour en discuter avec ses anciens partenaires. "On s’est envoyé des messages blagueurs avec des joueurs et je m’attends à des petites piques marrantes aussi en match avec Boris (NdlR : Montoisy, le coach sonégien). Mais ce match, ce n’est pas juste mon retour, c’est aussi un match de Coupe entre deux équipes."

Deux clubs aux ambitions bien différentes même si le Coq veut retrouver bientôt la D1. "Dimanche, pour nous, ce sera surtout un test match. Pas vraiment une rencontre de Coupe. Même si Soignies sera privé de plusieurs joueurs, partis jouer la Coupe d’Europe, je ne suis pas inquiet pour eux vu leur processus de formation. Ils resteront supérieurs à nous. Nous, cela nous permettra de nous tester, de nous juger sans complexe en n’ayant jamais rien à perdre dans ce genre de rencontre", continue celui qui a commencé le Ju-Jitsu à Louvain-la-Neuve. "En plus, ça se jouera sur leur synthétique que beaucoup de clubs envieraient. Mais c’est une bonne chose ce genre d’évolution."