La semaine du Fair-Play a débuté lundi, lors de la journée internationale, en Belgique, lancée en grande pompe par le Panathlon mais elle avait déjà commencé à Soignies mercredi dernier avec la réalisation du clip promotionnel du clip du panathlon.

Derrière cette organisation, Eric Bauwens ne gère pas ses efforts dans la promotion du fair-play mais pas seulement. Le Sonégien de 56 ans multiplie les casquettes : il est devenu administrateur du panathlon et ambassadeur du fair-play sans oublier sa présence au sein des Specials Olympics. “Le fair-play, c’est également un sport”, s’enthousiasme-t-il.

Depuis 34 ans, cet éducateur spécialisé ne compte pas son temps auprès des autres. “J’ai commencé il y plus de trente ans comme coach. Ensuite, on m’a mis au défi d’organiser des activités spéciales pour les handicaps plus lourds et au fur et à mesure, j’ai eu plus de responsabilités au sein des Special Olympics”, se souvient ce papa du jeune rugbyman Adam.

Sélectionné pour porter la flamme olympique avant les Jeux de Londres en 2012, Eric Bauwens a été l’un des fers de lance dans l’évolution de la place des athlètes. “Depuis dix ans, je suis aussi ambassadeur des Special Olympics et depuis, j’ai créé pas mal d’activités, des journées spéciales”, continue-t-il. “Mais un jour, après avoir discuté avec Jacques Rogge, je lui ai demandé pourquoi ne pas organiser quelque chose avec les trois comités : le COIB, les Specials Olympics et les paralympiques. J’ai sollicité les athlètes avec mon coeur et il y a dix ans, on a pu le faire. On pouvait notamment compter sur la présence de Pascal Duquenne.”

Cette fierté, c’est aussi un boost pour continuer à placer ces athlètes au milieu des arènes. Il n’hésite jamais à mettre la main à la pâte comme lors de la dernière édition des 20 km qu’il parcourut les yeux bandés. “Je ne voulais pas soutenir la Ligue Braille en mettant juste un T-Shirt. Mais courir 20 km avec les yeux bandés, je ne le ferai plus. J’ai fait une dépression après l'événement tant durant 20 km tous tes sens sont en alerte. Heureusement, j’ai été bien accompagné et guidé ce jour-là.”

Ce genre d’initiatives ne sera certainement pas le dernier tant il ne rechigne jamais à se retrousser les manches pour les autres.

“Je suis un homme de terrain. Quand je suis devenu ambassadeur du Panathlon, on a eu des réunions mais ça, ça n’est pas pour moi. Moi, je veux être sur le terrain, dans le feu de l’action.”