Sacré pedigree que celui de Marc-Antoine Fortuné, la nouvelle recrue de La Louvière Centre.

Lille, Utrecht, le Celtic Glasgow et de nombreux autres clubs, l’attaquant de 39 ans a déjà bien voyagé. Mais c’est à West Brom qu’il a certainement connu le sommet de sa carrière avec pas moins de 80 apparitions en Premier League pour 10 buts et 8 passes décisives. Après une saison en D5 anglaise à Chesterfield, le joueur originaire de Cayenne a donc décidé de faire un détour, peut-être définitif, par la Belgique.

Marc-Antoine, quelle route vous a mené vers la Belgique ?

"C’est simple. Après ma carrière anglaise, je suis venu m’installer en Belgique car ma femme est une Bruxelloise. C’est également ici que j’ai lancé ma nouvelle activité. Le président du club Ousmane Sow est venu me parler de son projet. Il m’a plu. D’autant que je souhaitais retrouver le chemin des terrains. Continuer à jouer, c’était mon objectif."

Dans l’effectif très jeune de La Louvière Centre, on peut dire que vous êtes un vétéran…

"Tout le monde dit que je vais être le grand frère et c’est vrai. Je vais remonter la moyenne d’âge, c’est clair ! Le club est en pleine restructuration et ça passe avant tout par la rigueur sur le terrain. J’espère pouvoir aider le coach Bernard Bouger ainsi que tout le staff à jces jeunes et à leur montrer la bonne voie."

Dans quelle condition êtes-vous ?

"Je dois aussi apporter quelque chose sur le terrain bien sûr ! Je suis encore en forme. Ma doctrine, c’est ‘un esprit sain dans un corps sain’. Et puis, j’avais dans ma tête toujours l’idée de rejouer à un moment. J’ai d’ailleurs continué à m’entraîner avec mon coach personnel et même seul durant le confinement. Je suis prêt !"

Vous avez joué dans de nombreuses divisions, mais que vaut la N1 à vos yeux ?

"Franchement ça va, le niveau est correct. On essaye de jouer du bon football et j’ai pu voir que c’était pareil du côté de Visé, en Coupe et en championnat. On va dire que ça ne balance pas trop. Maintenant, ce n’est que le début de saison et il faut que tout se mette en place. Et dans notre cas, je suis certain que ça viendra."

Vous connaissez bien le foot britannique, le Tivoli est un peu un stade à l’anglaise, non ?

"Oui, sauf qu’il n’y a pas de piste d’athlétisme autour du terrain outre-Manche. Et puis tous les stades anglais sont remplis, peu importe la division. Mais ici, c’est à nous à faire venir le public par nos prestations. Et c’est ce que nous allons faire !"