Centre Nouvelle grosse performance pour le Sonégien François Fouss qui se qualifie à nouveau pour le championnat du monde.

Il est habitué à sortir des performances et celle réalisée par le Sonégiens François Fouss en Vendée en est une.

Dans la catégorie 40-44, le triathlète a bouclé les trois disciplines en 4h17:58 (Natation : 100m en 1 minute 27; Vélo : 92.3km en 2h18; Course à pied: 21,1 km en 1h24).

Au niveau statistique, François Fouss peut se targuer d'une première place dans sa catégorie (40-44) sur 375 mais aussi d'être finalement le 6e amateur sur 2700 inscrits.

Le professeur d'université à l'UCLouvain FUCaM est passé par diverses émotions durant son épreuve dans la région des Pays de La Loire.

Un premier contre-temps au départ

"D'abord, le bonheur d'être entouré. Ensuite le premier stress quand je ne peux pas me placer à l'endroit espéré pour le départ en natation", explique-t-il sur sa page Facebook. "Je voulais éviter d'être dans une zone dense à vélo en partant dans les 50 premiers du premier pack. En plus, quelle fraicheur pour la première sensation avec l'eau: 16°!"

Les quelques mètres dans l'eau lui ont d'ailleurs laissé un goût plutôt mitigé.

"J'ai bu quelques tasses d'eau salées, et je me suis pris un double coup de poing des deux concurrents à ma gauche et à ma droite lors de leur entrée de main dans l'eau."

Un beau parcours à vélo

Cette partie de triathlon derrière lui, François Fouss a pu ensuite monter sur le vélo pour 92 km.

"Après un moment de sourire avec un athlète qui me crie de me mettre à droite pour me dépasser alors qu'en fait, je l'ai décroché des kilomètres plus tard, j'ai dépassé une centaine de rouleurs! Ca fait plaisir! Ce fut moins gai quand sur la fin du parcours, je me rends compte que je tire, à distance réglementaire, certains doublés. On panique un peu alors."

C'est finalement en étant déjà 2e de sa catégorie que François Fouss se lance dans le semi-marathon, la course à pied étant son point fort théoriquement, le podium est quasi déjà assuré.

Une défaillance à pied

"Sauf que après 300 m, mes quadriceps me lancent," précise-t-il. "Ca n'allait rien augurer de bon."

Pourtant, le Sonégien est loin de vouloir se laisser abattre.

"Je veux bien être battu mais je dois tout donner", explique-t-il. Il a donc dû gérer ce contre-temps. "Au 11e km, mes quadriceps étaient au bord de la crampe. J'ai donc décidé d'improviser. J'ai tenté de courir sans trop les utiliser et de courir jambes quasi tendues. Ce n'était pas esthétique et je ne sais pas si c'était intelligent mais ca me permet de faire 2 km à 4:10-4:12 le km pour retaper ces quadriceps."

Le Sonégien se transforme alors en véritable stratège pour ne gaspiller aucune chance. "J'ai sauté le dernier ravito. Je pense que j'étais assez hydraté pour terminer les trois derniers kilomètres. La victoire risquait de se jouer à quelques secondes. D'ailleurs, à 300 m de l'arrivée, on me crie que je ne suis qu'à 9 secondes de la 1re place et qu'il fallait tout donner."

C'est finalement plusieurs secondes après l'arrivée qu'il a pu savourer et laisser éclater sa joie. "En fait, en passant la ligne, on ne savait pas trop quels étaient le temps et le classement officiel. J'ai finalement eu la réponse après par téléphone. Mais avec l'ambiance sur la ligne d'arrivée, j'avais compris que j'étais 2e avec 42 secondes de retard. Finalement, j'avais 42 secondes d'avance sur le premier."

5 amateurs et 9 professionnels seulement devant lui

François Fouss a tout de même dû ensuite encore parcourir 5 km pour récupérer son vélo. "Mais petit sentiment de fierté quand je vois que je suis sur la même page de résultat que Frédérik Van Lierde (NdlR: Vainqueur à Hawaii en 2013), Top 20 pros et amateurs confondus, malgré les 21 minutes qu'il me met."

L'autre bonne nouvelle est que cette victoire lui permet de se qualifier pour les championnats du monde du 70.3 prévu à Nice en septembre. Ce sera sa 2e participation après Chattanooga en 2017.

Pour la petite anecdote, la veille du départ, le vélo de Frédérik Van Lierde avait reçu la pancarte avec un drapeau allemand! Un détail que le Sonégien a voulu immortaliser.

Frédérik Van Lierde, allemand? © Fouss