Centre A 22 ans, Gil Hofmans a passé un cap dans sa carrière en rejoignant Genève.

La carrière de Gil Hofmans suit pour l’instant une évolution constante. Le Sonégien n’a jamais brûlé les étapes depuis ses débuts il y a une douzaine d’années chez les Carriers avant de suivre sa formation à Nivelles et de découvrir la Ligue A à Guibertin et dernièrement à Haasrode, avec qui il a joué la coupe d’Europe.

Il ne manquait plus qu’une étape à franchir pour celui qui fait partie du groupe élargi en équipe nationale : faire le grand saut vers l’étranger et découvrir le statut pro.

C’est désormais chose faite puisqu’il a rejoint Genève début septembre. "Je ne voulais pas essayer d’aller ailleurs avant d’avoir fini mes études de kiné", précise le petit frère d’Aline, la capitaine de Limal-Ottignies en Ligue B. "C’était donc le bon moment pour tenter l’expérience."

En Suisse, il partage son logement avec un Serbe de 2m10, international monténégrin et a découvert un rythme un peu plus soutenu. "Ma cadence d’entrainement n’a pas doublé par rapport à Haasrode mais j’ai plus de séances effectivement. Sportivement, cette offre était intéresssante", estime ce joueur de 2m débarrassé désormais de toutes obligations scolaires et professionnelles. "Ca me donne l’opportunité de faire une bonne saison en découvrant un autre pays, une autre culture et surtout de ne me focaliser que sur le volley. Sans pour autant devenir riche, je voulais vraiment tenter cette expérience."

Ce qu’il n’aurait pas pu faire en Belgique à l’entendre. "J’ai eu des touches pour rejoindre d’autres équipes en Ligue A ou je pouvais rester à Haasrode mais j’aurais trop eu envie de travailler à côté alors."

A Genève, il a retrouvé le petit Angel Petit, lui aussi passé un temps à Guibertin. Depuis un mois et demi, il a surtout pu se familiariser un peu avec cette compétition.

"Par rapport à la Ligue A belge, c’est plus compact en Suisse même si je n’ai pas encore affronté toutes les grosses équipes."

S’il fait partie du groupe élargi des Red Dragons qui a notamment disputé la Golden League début l’été, il ne se focalise pas sur le groupe de Brecht Van Kerkhove. "Le fait d’évoluer à l’étranger ne doit pas jouer dans mon statut international. C’est le niveau du joueur qui doit primer", affirme cet opposite qui ne fait pas de plans sur la comète pour la suite de sa carrière. "Les meilleurs clubs sont évidemment en Pologne ou en Italie mais à un moment, il faut être conscient de son niveau. La France est peut-être plus abordable pour moi."

© DR