Centre

À Leval, le portier de l'Excelsior est venu à la rencontre des jeunes gardiens du Centre. Ils ont été tout ouïe.


Sa disponibilité et sa gentillesse vont de pair avec son talent naissant. Jean Butez, le gardien des Hurlus, était de passage jeudi au stade Dominique Schena où se déroule jusqu’à aujourd’hui un stage pascal destiné à tous les jeunes gardiens du Centre mais pas seulement.

Laurent Menti, la tête pensante de ce séminaire pour les 7-17 ans, peut être fier de cette 5e édition qui a rassemblé 85 derniers remparts en herbe, lui qui dirige en temps ordinaire une académie de keepers dont la réputation va croissant.

La présence de J. Butez s’accompagna évidemment d’un feu nourri de questions de la part des stagiaires, saisissant l’aubaine pour assouvir leur soif de savoir-faire. En voici un échantillon.

Avec Logan Bailly et Olivier Werner, la concurrence n’avait pas manqué lors de votre arrivée à Mouscron…

"Au début, c’était même un peu frustrant, je le concède, mais la concurrence saine a ça de bien qu’elle permet d’avancer. Au début, c’était un peu frustrant de vivre dans leur ombre mais j’en ai profité pour apprendre beaucoup des deux, chacun dans leur registre. Logan et Olivier ont tous les deux un côté leadership dont je me suis inspiré et que je m’efforce d’adopter en toutes circonstances. Sans prétention aucune, je pense ainsi avoir progressé dans pas mal de domaines. Notamment celui de la communication avec les joueurs de champ qui est une de mes priorités."

En quoi Bernd Storck a-t-il changé la donne au Canonnier ?

"Il a su transmettre à l’équipe un fond de jeu correspondant mieux aux qualités du groupe que ces longs ballons qui étaient plutôt notre apanage avant son arrivée. Il a rendu confiance en tirant le maximum de chacun de nous, nous persuadant que nous pouvions battre n’importe qui."

Quelle est pour vous la préparation idéale ?

"Pour prester au meilleur niveau, une hygiène de vie irréprochable s’impose, tant dans l’alimentation que dans le sommeil. Une bonne nuit avant un match est impératif. Sur un autre plan, un bon environnement parental et des amis fiables sont propices à mener une carrière bien construite."

Cette saison, quel est a été votre meilleur souvenir et le moins bon ?

"Parmi les victoires à l’extérieur, j’ai apprécié celle obtenue à La Gantoise. Nous l’avons dignement célébrée avec les supporters venus en nombre. Ce qui me reste le plus en travers de la gorge, c’est ce penalty que j’ai provoqué à l’Antwerp et qui a quelque part précipité notre défaite."


Binche entend cultiver son jardin

La RJEB ne laissera pas uniquement son matricule en héritage de la nouvelle RUS Binche 2.0, pour reprendre l’expression de son chairman, Damien Schena. Ainsi, les installations de la rue Allende seront désormais occupées par les équipes de jeunes, entre dix-sept et vingt formations, selon les prévisions présidentielles. L’équipe fanion (P1) appelée à jouer les premiers rôles et la réserve qui évoluera en P3 ou en P4 (l’avenir nous le dira) disputeront leurs rencontres à la rue du Cœur Dolent, de quoi rameuter bien des nostalgiques. À cet égard, rapatrier quelques bonnes pioches entre aussi dans les intentions de D. Schena.