Centre

À nouveau, la Raal a dominé à la maison. À nouveau, elle n’a pas réussi à la matérialiser.

Après avoir enchaîné deux victoires (Givry et Solières), on pensait la Raal partie enfin vers le rendement qu’on est en droit d’attendre, surtout avec les deux partages consécutifs. Samedi, elle a pourtant pris l’eau.

On aurait voulu analyser cette défaite avec eux mais le Silenzio Stampa imposé en raison du traitement médiatique, trop négatif pour la Raal, dans l’affaire Diarra-Raal, nous a empêchés de donner la parole à la défense.

Quel est le problème ?

Annoncer directement que la Raal va jouer le titre, c’était osé. Si sur papier, les joueurs ont d’indéniables qualités, l’annoncer alors que le groupe devait encore trouver ses marques a peut-être mis trop de pression. En outre, si la Raal maîtrise généralement la possession, elle se montre parfois trop naïve en zone de conclusion et, avant la montée de Mputu samedi, elle a manqué de gabarit lors des centres des flancs qui n’ont pas inquiété la défense centrale.

Comment le régler ?

Manquant souvent de réussite malgré de bonnes statistiques offensives, la confiance s’ébranle alors que l’adversaire prend lui de l’assurance… Dans ces moments, on se dit qu’un but peut tout libérer. Samedi, celui de Franco a amorcé une pression plus intense qui a, alors, laissé des espaces, les trois buts provenant de contres. Il faut parfois jouer plus simplement.

Déjà penser à sauver la saison ?

Après neuf matchs, la Raal accuse déjà 10 points de retard sur le leader. Si le titre semble, actuellement, inaccessible, la saison peut être réussie avec le tour final. Il reste deux tranches ou un bon classement à aller chercher.

Des transferts à venir ?

Avec un groupe pas très élargi, le staff peut manquer de solutions quand le système ne marche pas. Faut-il adopter l’attitude du dernier mercato hivernal ? Il va en tout cas falloir trouver des solutions pour éviter de jouer le maintien.

Une atmosphère pesante

Venir au Tivoli doit être un enfer pour l’adversaire avec son terrain et les supporters. Sauf que samedi, le stade est devenu muet, les supporters ayant décidé de ne plus chanter en 2e période. Ajoutez à ça, la nervosité sur le banc et le Silenzio Stampa, la fin de match n’a évidemment pas été réjouissante. Les joueurs sont rentrés au vestiaire plus vite que d’habitude.