Il est loin le temps où les joueurs de Frédéric Taquin s’entraînaient sur des terrains différents à chaque séance, passant d’un club à un autre lors de la première saison, celle du titre en D3A ACFF (2017-2018). Ça n’a duré que quelques mois, le temps de se baser à Strépy où dès la fin 2018, le club entreprenait de gros travaux d’aménagements en cinq phases donnant un résultat digne d’un club de D1A aujourd’hui.

À Saint-Julien, tout a été pensé pour combler tous les footballeurs du club, des gamins à l’équipe première en passant par les dames. L’endroit est plutôt bien fourni avec plusieurs surfaces de jeu, permettant à toutes les équipes d’y trouver un terrain de qualité, une dizaine de vestiaires, une grande buvette, une salle de musculation et les bureaux administratifs d’une entité qui emploie aujourd’hui 16 temps-pleins pour un club promu en N1.


Inauguré ce jeudi soir devant les autorités locales et régionales et d’autres invités, ce centre fait en tout cas la fierté des deux protagonistes initiaux du projet louviérois : Toni Turi, le directeur général, et Salvatore Curaba, le président. "Ce qui me remplit de plaisir surtout, c’est de voir la fierté chez les joueurs, les jeunes, les entraîneurs, les parents quand ils sont sur le site", confie le président Curaba.

Depuis la naissance de la Nouvelle RAAL, le club n’a jamais caché son ambition de rejoindre l’élite du football en Belgique. Et cela, sans trop tarder. Prochainement en Nationale 1, les Loups n’ont pas attendu le monde pro pour déjà s’y conformer, au quotidien. "Un tel outil était indispensable même si nous n’évoluons pas encore en D1", continue le président. "Avant même le lancement de la RAAL, on savait qu’il fallait des infrastructures professionnelles. C’est comme chez Easi (NdlR : une société fondée par Salvatore Curaba), il faut un cadre où tout le monde se sent bien. Il fallait offrir de bonnes conditions d’entraînement aux jeunes, aux entraîneurs, aux joueurs, à tout le monde. Un tel outil donne de la crédibilité et de la légitimité au projet."

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Avec ce centre et la montée en N1, on le sent, le club passe un palier et est à un moment charnière de son histoire. Le train vers la D1B, les Loups ne comptent pas le louper. "Dans deux ans, pourquoi pas dans un an, projette à nouveau le président. Dans ce projet, on aime les choses bien faites, structurées, c’est un des piliers du projet. Sans cela, on travaille dans le vide. Comment voulez-vous être pro si vous ne pouvez pas accueillir les joueurs dignement sans salle de musculation ou vestiaires ? On veut être un exemple."

Chez les principaux concernés, s’entraîner sur un tel outil, qui a coûté plus de 7 millions €, reste un véritable plaisir. "Avoir un outil digne de ce nom et de qualité, c’est important pour nous coach", s’enthousiasme Frédéric Taquin, l’entraîneur de l’équipe championne de D2 ACFF. "La force de ce club, c’est que ce qu’il dit, il le fait. Et un tel outil nous permet de grandir dans ce projet."