Selon la télévision régionale Antenne-Centre, la reprise de La Louvière Centre, annoncée le 5 septembre, a du plomb dans l’aile, les repreneurs ayant même disparu avait-elle titré avant de nuancer et de modifier son titre. 


Contacté par nos soins, Mohamed Dahmane semblait étonné de ces allégations, nuancées par la suite, précisons-le.

Président repreneur et représentant les investisseurs (et toujours joueur), le Français essaie d'éclaircir les choses alors qu'il y a quelques jours, une rumeur de forfait en raison d'une dette de 3000€ de l'URLC vis à vis de l'UB n'aurait pas été honorée. Une dette que Mohamed Dahmane nous a affimé avoir réglée, preuve à l'appui. 

Mohamed Dahmane, la reprise est toujours d'actualité? 

"Bien évidemment! J'irai jusqu'au bout. Je tombe des nues quand j'ai appris que les investisseurs avait disparu et ne répondent pas, c'est faux (NdlR: ACTV a modifié cette information). La reprise sera actée."

Alors qu'est-ce qui cloche? 

"Depuis que nous avons signé le compromis avec Huseyin Kazanci, nous n'avons toujours pas reçu les papiers demandés notamment au niveau de la comptabilité et le mini-audit n'a toujours pas pu être réalisé. Ce n'est pas faute d'avoir envoyé des mails. D'ailleurs, nous attendons toujours la démission des deux ASBL."

Il vous aurait lancé un ultimatum...

"En tout cas, moi, je n'ai rien reçu. C'est nous qui n'avons pas cessé de réclamer les papiers."

Selon cet article, vous n'avez pas honoré vos engagements et les joueurs ne sont plus payés.

"Tout se paie à l'acte. Mais oui, depuis avril, les joueurs ne sont plus payés. D'ailleurs, avec Xavier Robert, on arrive à maintenir l'équipe à flot. Mais c'était l'exercice d'Huseyin Kazanci, pas le notre. Nous, nous avons même payé le salaire du mois de septembre."

On parle aussi de rencontres avec la Raal et la Ville de La Louvière notamment pour trouver une solution pour les jeunes.

"En tout cas, moi, en tant que président repreneur, je n'ai rencontré personne."

Comment expliquez-vous tout ça? 

"Je pense qu'Huseyin fait trainer les choses parce qu'il a été contacté par d'autres repreneurs. Mais le compromis est signé. Il ne peut plus faire marche arrière."

La reprise aura donc bien lieu?

"Oui! J'irai jusqu'au bout. Je reprends le club. La seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est que nous nous rétractons, mais on ne le veut pas. J'ai même été passer du temps avec les éducateurs, les gens de l'URLC sur le terrain pour leur expliquer le projet."

"Qu'il me donne mon argent"

Du côté du président sortant, mais toujours en place, on veut aussi se défendre. "Qu'il me donne mon argent", lance Huseyin Kazanci. "Moi j'ai toujours travaillé correctement, j'ai toujours apporté la licence au club. Tous les documents demandés ont été fournis comme ils l'ont demandé."