Enfin en vacances ! C’est avec ce sentiment que la Seneffoise Laure Durez est rentrée à la maison après une compétition à Anvers où la nageuse ambitionnait les minimas pour l’Euro juniors sur 50, 100 et 400 m crawl. Si elle n’était pas loin sur la plus petite distance, la nageuse de 14 ans n’a pas réussi à améliorer ses temps. "Ce n’est pas une déception même si je croyais être capable de les réaliser", relativise-t-elle. "Je pense qu’il y avait beaucoup de fatigue dans mon chef surtout et un peu peut-être de stress. Peut-être n’étais-je pas totalement préparée pour y arriver. J’ai encore deux ans pour atteindre cet objectif. Ce n’est pas un échec mais ça me permettra d’apprendre de mes erreurs."

Il faut dire que l’adolescente découvrait un tout nouveau monde cette saison. Membre de l’ENL Natation, elle a rejoint le pôle formation de la fédération francophone pour cette année scolaire avec un changement radical dans ses habitudes. "Le plus dur au début, c’était de pouvoir me lever à 5h30 du matin", rigole-t-elle. "A La Louvière, je ne nageais jamais le matin. Et puis, la cadence est plus soutenue. Aux huit séances hebdomadaires dans l’eau s’ajoutent les cinq entrainements hors de l’eau. Ca me change des cinq entrainements semaines au Point d’Eau."

En rejoignant les élites francophones, comme la Louviéroise Marion Grégoire partie cette semaine en Suède pour décrocher sa qualif pour l’Euro, Laure Durez a aussi découvert d’autres méthodes pour progresser. Pourtant, au départ, la sœur aînée de Boris le poloïste et Oliver le nageur n’était pas demandeuse de rejoindre Liège mais un conseil du paternel (qui va tenter la traversée de Gibraltar) et un stage de quelques jours l’ont finalement convaincue. "J’ai plus de séances plus dures, plus intenses. Par exemple, des séries de 8x400m en alternant en normal, en rapide et au final je dois être à mon chrono plus 10 secondes. Évidemment, ce genre d’exercices est adapté à mon âge. Mais je suis contente et globalement satisfaite." Après les Nationaux cet été, elle se préparera pour atteindre les minima de l’Euro de l’année prochaine.