Et de huit pour Jan Helin ! Passé pro en juin 2019, le jeune boxeur a remporté, samedi, à Bruxelles, un huitième succès en 8 combats et le cinquième avant la limite. Pur produit du BC Bufi, le droitier de 20 ans, qui évolue en super-welters, n’a fait qu’une bouchée du Hongrois Gyula Rozsas qu’il a battu par K.-O. avant la fin du premier round.

"Le combat en lui-même a été tellement court qu’il n’y a quasiment aucun enseignement à en tirer. Mais la manière dont j’ai gagné démontre, et c’est positif, que je peux faire preuve de qualités de finisseur quand c’est nécessaire", souligne Jan Helin. "Je suis déçu que mon adversaire n’ait pas tenu plus longtemps car plus un combat est dur, plus on apprend. Je le pensais plutôt offensif mais il s’est vite replié sur la défensive, une situation dont j’ai pu profiter pleinement. Je suis content de voir aussi que l’enchaînement uppercut droit-crochet du gauche soit passé car c’est une séquence que l’on avait beaucoup travaillée aux palettes avec Maurice et Romu (Bufi) à l’entraînement. Et c’est ressorti très naturellement lors de ce combat, comme un automatisme."

Les conditions de préparation n’avaient pourtant pas été évidentes. "C’est vrai, le hall omnisports de Thieu a fermé ses portes, même pour les boxeurs professionnels, et on a dû faire avec les moyens du bord pour se préparer au mieux à l’extérieur. Heureusement on a aussi pu compter sur Mouhamed Sder qui nous a prêté sa salle de temps à autre", souligne Jan Helin. Qui peut finalement s’estimer très heureux d’avoir pu disputer quatre combats en un an et d’avoir ainsi doublé le nombre de ses combats… et des victoires figurant à son palmarès. "Je remercie les organisateurs qui m’ont fait confiance ces derniers mois. Ma carrière décolle à peine et c’est important, à mes yeux, de pouvoir profiter de cette jeunesse et de garder de l’activité. Tout le monde n’a pas cette chance actuellement, alors je suis très reconnaissant, mais cela montre aussi et surtout l’envie que j’ai."

Son prochain objectif, s’il n’est pas à nouveau postposé, sera d’aller chercher le titre francophone avant de monter graduellement en difficulté. "J’aurais dû rencontrer Amaury Massenaux il y a un an déjà mais il y a eu le Covid, il s’est cassé la main, puis le rendez-vous a été encore reporté. Maintenant on parle de début mars à Liège, c’est en pourparlers. J’espère que cela pourra se faire, sans quoi je passerai à autre chose. Je n’ai pas envie de trop traîner."

Au rythme où s’enchaînent les combats pour lui actuellement, on ne s’en fait pas trop pour Jan Helin qui rêve de pouvoir un jour vivre de sa passion pour la boxe. "Mais avant d’en arriver là, avant même de recevoir un soutien de l’administration sportive, je dois encore beaucoup travailler et faire mes preuves à chaque combat", conclut ce garçon à la tête bien sur les épaules.