La RAAL avait répondu favorablement à l'appel à projets de la Ville de La Louvière au début de l'été en vue de redynamiser le site du Tivoli. L'objectif était "l’aménagement d’une plaine sportive pluridisciplinaire sur une partie du site du stade du Tivoli".

Dans les cartons de la RAAL, un projet d'un nouvau stade répondant aux normes de la D1A, d'une capacité de 8600 places et à côté de l'infrastructure actuelle.

Après des premières divergences communiquées à la mi-juillet, Salvatore Curaba, président de la RAAL, a annoncé ce mardi matin que le projet tombait à l'eau.

"Très mauvaise nouvelle", a indiqué Salvatore Curaba. "Jacques (Gobert, le bourgmestre), m’a contacté ce matin pour me signaler que notre réponse était irrecevable. Le projet tombe à l’eau. La réunion de ce vendredi est annulée."

Les porteurs de projet devaient, la RAAL ici en l'occurence devaient se conformer à une clause particulière dite clause « Orban ». Celle-ci prévoir que les porteurs du projets ne peuvent "jamais céder tout ou partie du fonds de cette plaine des sports à une société déterminée pas plus qu’à un particulier de manière qu’elle reste en tout temps accessible à toutes les sociétés sportives indistinctement".

Une condition qui a constitué un obstacle infrachissabe à surmonter pour les différentes parties.

Dans sa communication, la Ville a indiqué que "malgré les différents échanges intervenus entre les services communaux et la RAAL, l’analyse juridique de son offre, conclut qu’elle ne permet pas de rencontrer les impositions de la clause "Orban", et qu’elle est donc irrecevable". Elle ajoute qu'elle "ne peut que regretter cette situation".

"Néanmoins, la Ville confirme sa volonté d'assurer un développement harmonieux du site du Tivoli en garantissant que les intérêts de la collectivité seront pris en considération, et notamment les attentes légitimes exprimées par les clubs sportifs de plusieurs disciplines, dont l’athlétisme. Elle prendra, dans les prochaines semaines, toutes les initiatives utiles pour ce faire."