Centre Après Mouton et Zidda, Michaël Roulez a décidé de quitter la Raal.

La fin de saison risque d’être chargée en émotion à la Raal. Après avoir annoncé les départs de Maximilien Mouton et de Diego Zidda, c’est désormais celui de Michaël Roulez qui a été acté. C’est donc un nouveau cadre qui s’en va, lui qui avait grandement participé au titre louviérois la saison dernière.

L’attaquant de 26 ans a en effet pris la décision de descendre de deux échelons et de rejoindre La Rhodienne en P1 Brabant flamand.

"C’est un ensemble de choses qui m’ont poussé à changer de cap", commence cet agent immobilier. "Tout d’abord, le coach a décidé de passer à quatre entraînements la saison prochaine. Déjà avec trois cette année, avec mon boulot et la route, c’était difficile, alors quatre… En outre, je vais devenir papa en juin et évidemment, je compte bien voir ma fille le plus souvent possible."

Coïncidence, cette annonce a été faite alors que le n°13 de la Raal avait enfin retrouvé le chemin des filets, lui qui est resté muet devant le but durant six mois. Son dernier but remontait au 14 octobre à Walhain.

"C’est un pur hasard. La décision a été prise il y a une dizaine de jours déjà. C’est aussi la preuve que malgré mon choix, je suis toujours bien concerné par la suite de la saison avec La Louvière."

Auteur de son quatrième but de la saison contre Meux, le Loup est loin du rendement tant espéré pour un attaquant. D’autant plus quand on se souvient de son doublé contre Visé en ouverture de saison et du championnat précédent plutôt prolifique dans son chef. Mais cette saison, on l’a souvent répété, la Raal n’a pas toujours été en réussite en phase de conclusion.

"C’est clair que quatre, c’est trop peu, c’est donc une déception. J’avoue que j’ambitionnais les 10-15 buts au terme du championnat."

Roulez a aussi vécu deux parties de championnat différentes. Titulaire indiscutable en début de saison, il s’est mué en remplaçant de luxe au 2e tour vu les arrivées de Colley et de Bailly. Deux arrivées qui n’ont jamais mis à mal sa bonne humeur. "Le coach m’avait prévenu qu’ils recruteraient. J’étais donc conscient que ce n’était pas pour les envoyer en tribune. Je ne me suis pas pris la tête. J’ai fait avec. De toute façon, c’est l’équipe qui prime même si évidemment, ce n’est jamais gai d’être sur le banc. Malheureusement, je n’ai pas réussi à apporter à l’équipe ce que j’aurai espéré."

Reste maintenant à boucler cette deuxième saison de la meilleure des manières avec le tour final, un an après le plus beau souvenir de sa carrière. "Le titre, c’est évidemment un super souvenir. Jouer devant 5 000 personnes, ça ne m’arrivera plus (rires). L’ensemble de la saison est aussi un beau souvenir."