La deuxième tranche en poche, la Raal se focalise sur Stockay, le RFB et Meux.

La 11e victoire de la saison (la 7e de rang) obtenue contre Onhaye a offert la 2e tranche à la Raal. Une présence louviéroise au tour final inimaginable encore fin octobre et pourtant, les Loups ont de nouveau les crocs aiguisés alors que se profile un mois de février décisif avec des déplacements à Stockay et Meux et la réception des Francs Borains.

Sur la touche depuis le 16 novembre (déchirure au mollet), le capitaine Michaël Jonckheere (32 ans) ronge son frein mais profite aussi de la spirale positive que connaît son équipe.

Michaël, la saison est sauvée ?

"Elle n’est en tout cas pas encore réussie ! L’ambition affichée par le club depuis le début était la montée. On ne pourra être contents que quand ce sera validé."

On reparle donc de titre ?

"On a été tellement loin au classement qu’on n’en parle pas mais la tranche, c’est une sécurité. Le discours du coach n’a d’ailleurs pas changé depuis le début de saison loin de nos attentes niveau comptable : prendre match par match. Désormais, c’est vrai qu’on est attentifs aux résultats de Meux et des Francs Borains mais les Meutis aussi sont toujours dans le coup. Le calendrier et le mois de février vont redéfinir nos objectifs de fin de saison. Soit la course au titre, soit la préparation du tour final."

Ce à quoi personne ne s’attendait encore il y a peu…

"Voir débarquer 13 nouveaux joueurs issus de clubs différents, mis à part Renquin et Bruylandts, n’a pas aidé pour l’adaptation tant des joueurs que de l’entraîneur. On a changé plusieurs fois de système de jeu et au fur et à mesure, on a trouvé la bonne combinaison et chaque joueur connaît sa place et son rôle. Et puis, la spirale positive qui s’est enclenchée permet aussi à l’équipe de reprendre confiance, ce que la spirale négative et le manque de chance du début de saison n’avaient pas aidé à renforcer."

Pas de risque de relâchement ?

"Pas du tout ! Nous ne sommes qu’à cinq points du leader et il reste 11 matchs ! Le calcul est vite fait. On sait qu’on doit y aller à fond et ça commencera à Stockay."

Difficile de vivre ça du banc…

"Je deviens fou, effectivement. Mais c’est la première déchirure de ma carrière, je ne savais pas vraiment comment allait réagir mon corps. Le fait de ne pas jouer ce week-end va me permettre de revenir au top et d’être opérationnel quand le coach a besoin de moi. Mais pour l’instant, c’est vrai que l’équipe tourne très bien et les résultats suivent."