Depuis ce 30 juin, l'attaquant, qui a rejoint l'Olympic, n'est plus le président du club louviérois.

On le sait depuis pas mal de semaines, entre la nouvelle direction de La Louvière Centre et Mohamed Dahmane, le divorce n'est pas un long fleuve tranquille.

Pour rappel, l'attaquant, attaché au matricule 213, avait racheté le club à Huseyin Kazanci avec plusieurs investisseurs, dont Ousmane Sow et Adrien Fuchs sont les visages connus.

Cette reprise avait été annoncée l'automne dernier et le joueur avait été nommé président dans la foulée.

Rapidement cependant, l'histoire d'amour a tourné court.

Depuis ce 30 juin, Mohamed Dahmane n'est plus officiellement président du club et le quitte donc officiellement.

Dans la soirée, il a posté une vidéo, comme il l'avait annoncé ces dernières semaines, expliquant les raisons de son départ. 

Même s'il n'oublie pas de remercier les bénévoles ou encore supporters du clubs, il n'épargne personne, règlant ses comptes avec la nouvelle direction du club avec qui la guerre est déclarée.

"En quatre années, il s'est passé beaucoup de chose en interne (sur le plan sportif et financier)", commence celui qui a rappelé plusieurs fois dans la vidéo son attachement au matricule. "Depuis février 2018, il fallait tout reconstruire."

Extraits choisis

Les investisseurs

"Dès janvier, j'avais alerté Adrien Fucs que je partais. Adrien, c'est le représentant des investisseurs mais je ne les ai jamais vus. Ce sont des investisseurs fantômes, on parle de CAC 40. Moi, je ne me suis porté garant que pour ces deux personnes: Ousmane Sow et Adrien Fuchs. Cette stabilité financière, j'y ai cru."

Après cette précision, le Français revient alors sur la sortie médiatique d'Ousmane Sow dans laquelle il a "cassé" les joueurs sur le départ et Xavier Robert.

"Il a parlé de Disneyland mais il faut scinder le problème de la racine. Il y avait des défauts de paiement. Certains n'ont plus été payés pendant 2, 3 voire 4 mois. J'ai mon petit frère qui a bossé à Disneyland et je peux vous assurer que là-bas, on s'amuse et on est payé. Comment voulez-vous réussir à motiver les gars? Et pourtant, Xavier Robert, il y est arrivé. Et il aurait dû être encore plus remercié. Comment est-il envisageable de renégocier avec le club si on n'est pas payé? Certains joueurs dormaient sur des matelas à même le sol et n'avaient rien à manger ou ne mangeaient que des boites de thon. Avant les fêtes de fin d'année, certains joueurs, en pleurs, n'avaient même pas d'argent pour offrir des cadeaux à leurs proches. Je les ai aidés de ma poche."

Mohamed Dahmane se souvient alors d'un exemple concret de "fausses promesses": "Un jour, les jeunes du club affrontent la Raal. Pour les motiver, Ousmane Sow leur annonce que s'ils gagnent, ils auront comme cadeau une nouvelle paire de chaussures. Ils ne les ont pas reçues".

Licence et contrats

"J'ai laissé énormément d'argent dans le club mais le souci, c'est surtout l'honneur, la dignité. J'ai proposé de racheter le club, parce que je ne voulais pas le lâcher comme ça après quatre ans, mais mes offres ont été rejetées."

"J'ai vu des contrats modifiés unilatéralement. A ce sujet, des choses en coulisses sont en train de se régler. Il faut faire confiance en la justice. Avec Ulric Cremers, évidemment qu'il y a eu un arrangement mais le club devait le libérer. Mais à l'époque, j'étais le seul à pouvoir signer les contrats et sur les contrats modifiés, ce n'est pas ma signature."

"A votre avis, pourquoi je n'ai pas signé les documents attestant pour la licence, et la manière dont elle a été obtenue? Ce Marcel Gevart (NdlR: directeur général), j'espère qu'il tiendra ses engagements et qu'il vous enverra au 7e ciel."

"La direction m'a fait trois propositions avec un article pour que je me taise, avec des sommes et des primes. Pourquoi à votre avis? Moi, je n'ai pas de casseroles. Tout va se régler dans les règles de l'art."