Les directions boraines et louviéroises ont travaillé pour faire de ce match une fête sécurisé

Tout le monde a encore en mémoire les événements de janvier 2018 et cette funeste fin de partie alors que ça aurait dû être une fête entre les Francs Borains et la Raal. Roland Louf, le directeur général du RFB, ne les a pas oubliés non plus. Il veut maintenant les remplacer.

Roland Louf, les incidents de l’an dernier étaient-ils prévisibles ?

"Non, mais il y avait un contexte particulier qu’on ne retrouvera plus cette année par exemple. La semaine précédant le match, il y avait eu un incident entre un de nos délégués et un supporter de la Raal. De plus, c’était un match pour le titre alors qu’ici, c’est simplement un match pour trois points."

Et là, tout a dérapé…

"Ce qui s’est passé n’était jamais arrivé dans le football amateur. Des faits très graves, quand on en vient à frapper des joueurs ou des policiers. Aujourd’hui, les gens ne se souviennent probablement pas du score mais bien de ce qui s’est passé à la fin du match."

Comment les clubs s’entendent-ils aujourd’hui ?

"Nous nous sommes rapprochés et nous nous sommes réunis à de nombreuses reprises pour faire en sorte que tout cela n’arrive plus. Ces mauvais souvenirs, nous allons essayer de les effacer, de les remplacer par quelque chose de plus agréable. J’espère sincèrement que de chaque côté, on se souviendra que c’est quelque chose qui ne doit pas arriver. Il y va de la crédibilité de la Raal comme de la nôtre. Il me semble que ce n’est pas impossible de ne plus vivre ça."

Le dispositif sera important ?

"Je ne vais pas dévoiler les plans des forces de police mais ça sera considéré comme un match à risque de D2 amateurs. Pas de barrières Heras, mais la certitude pour celui qui enfreindrait les règles d’écoper de sanctions très lourdes. On sait être supporter en supportant. Et ça doit rimer avec supportable, pas insupportable."

Ce qui s’était passé vous avait également empêché de fêter un succès hyper important.

"Oui et on va essayer de gagner dimanche pour pouvoir faire la fête convenablement, savourer la victoire avec dix mois d’écart."

Toutes ces mesures ont forcément un coût. Et pas forcément pour les communes au travers de leur police.

"C’est le cas pour nous aussi puisque nous avons décidé d’opter pour la formule combi-car, suivant les injonctions de la police. Cela représente forcément une perte financière puisque certains ne viendront pas s’ils ne peuvent se rendre au stade en voiture. Mais nous pouvons vivre avec cette perte financière si c’est le prix à payer pour passer un dimanche en toute sérénité."