Centre Soignies dispute sa troisième finale de championnat face à La Hulpe après celles perdues en 2015 et 2017.

C’est une finale historique qui s’annonce ce samedi 15h à Neder-over-Hembeek, là où la Fédération a pris ses quartiers. Au bout des 80 minutes surgira un vainqueur inédit puisque ni La Hulpe ni Soignies n’ont été un jour champion de Belgique.

Au Stade Mandela, les Carriers y disputeront tout de même leur troisième finale de championnat en cinq ans (après 2015 et 2017) mais surtout un an après avoir soulevé la Coupe de Belgique dans ce même stade. Autant dire que les Vert et Blanc auront à cœur de rester invaincus dans ce nouvel antre du rugby belge.

Pour mettre tous les atouts de leur côté, les joueurs et le staff sont en mise au vert dans un hôtel montois depuis vendredi et jusqu’à la finale. "On voulait un peu s’isoler, rester entre nous, explique Bertrand Billi. On voulait faire une parenthèse de 24 heures. On sait qu’il n’y a pas de formule gagnante. Mais avec le staff, on a toutefois voulu suivre cette idée."

Face à La Hulpe, les compteurs seront remis à zéro. Sans tenir compte des deux confrontations en championnat marquées par un succès dans chaque rang. Ayant disposé d’une semaine de plus avant la finale, les Carriers ne se présentent pas forcément en favoris.

"Non, pas du tout. La Hulpe a dominé la saison, ils ont toujours été premiers. Ils ont toujours été réguliers et constants avec la meilleure attaque et la meilleure défense. Je les vois mal rater leur finale. Dans notre cas, l’interrogation était de donner du repos ou de rester dans le rythme en sachant que tout le boulot a été fait jusqu’à présent."

Après avoir démarré la saison de manière délicate en enchaînant pas mal de défaites, les Carriers ont ensuite rectifié le tir en se remobilisant en interne et en choisissant une autre optique. Les résultats ne se sont pas fait attendre puisqu’ils ont enchaîné les victoires jusqu’à se qualifier pour les playoffs.

Mais samedi, sur terrain synthétique, ce ne sera pas chose aisée face à La Hulpe. "Non, effectivement, car eux, ils ont l’habitue de ce genre de terrain. Nous non, même si on s’entraîne de temps en temps sur cette surface. Mais les appuis ne sont pas les mêmes, le placement en mêlée non plus, le jeu au pied est différent…"