Après la raclée prise en championnat, Soignies veut prendre sa revanche contre La Hulpe en Coupe.

Il y a deux semaines, le RC Soignies est tombé de haut, subissant une petite claque (19-54) de la part de La Hulpe en championnat. Dimanche, les deux équipes se retrouvent à nouveau pour ce qui semble devenir un classique du rugby belge.

Après la finale de la Benecup et ce match de championnat, Soignies et La Hulpe se retrouvent à nouveau en quelques mois à peine pour une sorte de belle.

"C’est sûr que pour nous, il y aura un gros sentiment de revanche", lance Hugo De Francq. Pur produit du club carrier, le centre sonégien avait marqué la finale de la Benecup de son empreinte en bottant et va devoir, comme son équipe, élever son niveau de jeu. "On était très déçu évidemment mais dans une saison, on connaît tous des hauts et des bas. Ce qui est sûr c’est que samedi, l’état d’esprit sera bien différent."

Boris Montoisy pourra compter sur quelques retours même si certains autres cadres seront absents. "La Hulpe reste une équipe solide ! Je suis persuadé qu’on peut leur tenir tête. L’absence de certains doit en tout cas permettre à d’autres de s’exprimer."

À son image. À 21 ans, celui qui a entamé un master en sociologie continue de progresser depuis qu’il a intégré l’équipe séniors il y a quatre ans. "L’avantage, c’est qu’on avait été promu en séniors avec plusieurs autres juniors avec qui j’ai fait toute ma formation. Pour l’intégration, ce n’est pas plus mal."

Il est loin le temps où cet ancien international U20 n’était qu’une solution de remplacement. Jusqu’à faire un peu d’ombre à Alan Williams au pied. "C’est impossible ça", rigole Hugo. "Le détrôner est impossible. C’est un buteur hors pair, comme l’atteste sa carrière. Moi, j’ai tout à apprendre de lui. Quand il n’est pas là, j’en profite pour prendre de l’expérience. En fait, il me tire vers le haut !"

Ce qui lui permettra peut-être un jour de frapper à la porte de l’équipe nationale. " C’est un rêve. En tout cas, je vais voir les matchs et j’espère qu’un jour, je passerai la barrière. Il me manque un peu de confiance. Je ne dois pas non plus être enfermé dans un rugby classique."