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Salvatore Baio a décidé de quitter le RFC Houdinois après 34 ans chez les Spirous. Après Demarez, pas prolongé par la direction, c’est une page qui se tourne.


Quand on pense Houdeng, on pense à Salvatore Baio. Ou pensait. Après 34 années passées dans le club de son cœur, le désormais ex-président des Spirous a remis sa démission. L’élément déclencheur ? La non-reconduction de Bertrand Demarez pour la saison prochaine à la tête de l’équipe première qu’il avait repris en main après les soucis de santé de son prédécesseur, David Marani. Entretien avec un Spirou dans l’âme.


Salvatore Baio, quand on passe autant d’années dans le même club, on fait obligatoirement partie des meubles. Des clubmen comme vous, on en trouve de moins en moins. Une semaine après, vous le vivez comment ?

"Je suis en paix avec moi-même. J’ai bien réfléchi avant de prendre cette décision. Quand j’ai appris que le coach n’était pas prolongé, je n’ai plus reconnu ce qui fait qu’Houdeng est redevenu un bon club de la région. Après la descente en 2e Provinciale, il a fallu reconstruire toute une équipe, toute une mentalité. Et avec nos moyens loin d’être énormes, on a remis sur pied une équipe compétitive capable de lutter dans le haut de tableau. Ce qui me déçoit, c’est qu’en une demi-heure de temps, tout ce travail effectué, en grande partie par Bertrand Demarez, était balayé et jeté aux oubliettes."

Le timing de l’annonce de la non-reconduction du coach est assez surprenant. Le club était à cinq points de la tête, il est même à ce jour à deux points de Tertre. Les raisons de cette éviction, on les connaît ?

"Les décideurs n’ont même pas encore donné les vraies raisons à Bertrand Demarez lui-même ! C’est vraiment un manque de respect. Je les connais, ces raisons, mais ce n’est pas à moi de les sortir, c’est au directeur sportif. Imaginons qu’Houdeng aille chercher le titre ou joue le tour final et monte en Division 3 Amateurs, Bertrand Demarez n’aura même pas la possibilité de poursuivre le travail qu’il a toujours accompli en grand professionnel. C’est irrespectueux pour l’homme et le coach."

Votre départ combiné à celui de Bertrand, c’est un peu l’âme du club qui s’en va ?

"En grande partie, je pense que oui. Il n’y a plus vraiment d’Houdinois dans les décideurs sportifs. C’est clairement une page qui se tourne. C’est triste."

Pour vous, l’avenir se dessine comment ?

"Je termine la saison en tant que kiné à Houdeng. Après ça, j’aviserai. Je préfère ne pas m’attendre à quelque chose. Si rien n’arrive, je ne serai pas déçu."