Centre Stéphane Monnier a repris Neufvilles durant la trêve avec l’envie de relever le défi.

La trêve à Neufvilles fut plutôt studieuse. Pour sa première saison parmi l’élite provinciale, l’équipe sonégienne est à la peine, ce qui a eu comme conséquence le départ de l’entraîneur emblématique Grégory Gorez juste avant la trêve. Neufvilles n’a pas tardé à trouver le successeur en nommant presque dans la foulée Stéphane Monnier à ce poste.

Habitant le village, l’ancien entraîneur de Soignies Sport ne débarque pas dans un univers totalement inconnu.

"Pour moi, à mon âge (NdlR : 45 ans) , il était important d’avoir cette proximité et ne plus devoir effectuer 80 km pour les entraînements, confie-t-il. J’ai donc quitté mon poste à Manage où j’entraînais les jeunes avec un peu les élites avec Michaël Paci. J’aurais aimé être un peu plus proche de Michel Errico. Dans le cadre de mon apprentissage, ça aurait été super."

Depuis sa prise de fonction, il a pu davantage se familiariser avec les deux amicaux organisés ces derniers jours contre Quévy-Mons et Deux-Acren.

"On n’a pas voulu faliciter la tâche avec la venue des Montois qui restent une sommité dans le Hainaut, commence l’entraîneur. On a pris une petite leçon mais j’ai pu constater une certaine force de caractère chez eux. Ensuite, contre Deux Acren, c’était une équipe mixte de jeunes et de gars de P2. J’y ai vu deux visages. Le premier organisé mais pas créatif en première période. Le second plus créatif avec des occasions des deux côtés."

Satisfait de ce qu’il a pu voir, Stéphane Monnier aurait espéré bénéficier de plus de temps pour préparer le retour à la compétition. "On prie pour qu’il y ait 40 cm de neige durant deux semaines, rigole l’ancien défenseur qui a posé les bases de ses consignes. En tant que défenseur, je prône avant tout pour une stabilité défensive. Cela permettra aussi de retrouver la sérénité. Les gars sont très réceptifs mais comme ils sont avant derniers, le doute s’est un peu installé. C’est humain. Derrière la bonne humeur, il y a un problème de confiance."

Dimanche, le maintien passera par un résultat face à Gosselies. "Il est accessible mais il va falloir se battre jusqu’au bout. J’y crois dur comme fer. Janvier et février seront évidemment déterminants".