L’ambiance est particulière, inédite toute cette semaine. Vide des parents venus assister au stage de leurs enfants, le complexe Saint-Julien est moins bruyant que d’habitude en cette semaine de congé d’automne, propice généralement aux stages sportifs.

En cette période sanitaire, peu d’opportunités s’offraient aux enfants mais à la RAAL La Louvière, il était toutefois hors de question d’annuler le stage. Il a juste fallu l’adapter aux contraintes sanitaires.

Des dispositions

"Le fait d’être à huis clos nous permet aussi de bien respecter les contraintes et tous les coaches sont masqués", lance Melvy Wullaert, en charge du stage. "On aurait pu accueillir 130 enfants jusque 2008, divisés en trois groupes : les filles, la pré-formation et la formation . Mais finalement, seuls 35 enfants se sont inscrits pour 80-90 habituellement. Évidemment, notre sortie traditionnelle de fin de stage n’aura pas lieu."

Sur le synthétique, les enfants sont drivés, coachés, encadrés par trois formateurs. Aux côtés de Melvy, Hugo Buisseret et aussi Kevin De Wolf, le gardien de l’équipe première. "Les jeunes sont contents de faire ce stage", sourit-il. "C’est plutôt cool. En fait, on essaie de les crever quand ils rentreront à la maison (rires)."

© Dumont

Accueillir moins d’enfants que d’habitude demande aussi de l’adaptation pour les coaches. "Un plus petit nombre, ce n’est pas mal non plus", souligne Hugo. "Ca permet de mieux se concentrer sur les groupes. On fait de la technique, du touché de balle, de la possesson de balle. On esssaie de faire ça sous forme de balle."

Pas que des footballeurs

Ouvert à tous, et pas seulement aux affiliés des Vert et Blanc, le stage offre jusque vendredi une bouffée d’oxygène. "Me savoir ici, ça rassure mes parents. Je ne suis pas sur ma console", rigole Maxence, de Binche. A 12 ans, il est dans le même groupe que Maxime, 11 ans affilié lui à Valenciennes. "C’est un peu récréatif, amusant ce que l’on apprend", confie le Ressaisien. Footballeurs en herbe, ces jeunes n’ont qu’une envie durant cette semaine : "recevoir des conseils, apprendre des trucs car la RAAL, c’est pro."

Pour les plus jeunes, on est encore plutôt dans l’amusement. Avec des enfants allant de 4 à 12 ans, chacun y retrouve son compte. Que ce soit les habitués de la RAAL ou pour ceux qui poussent les portes de Saint-Julien de manière ponctuelle. "On a accueilli deux hockeyeurs pour ce stage", précise Melvy. "Certains jeunes ne sont pas non plus affiliés à un club mais font toujours nos stages." Un mélange différent des entrainements traditionnels. "Ca diminue peut-être la qualité footballistique d’ensemble mais au bout de la semaine, ils auront tous appris quelque chose de toute façon", se réjouit Hugo.

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