C'est une figure marquante du judo qui s'en est allée. Théo Guldemont allait sur ses 90 ans. Avec Jean-Marie Falise, il fut un des pionniers de la discipline en Belgique et a contribué à faire de Charleroi une terre de judokas.

Durant de longues années il présida l'Olympic Judo Club Montagnard, devenu Royal Judo Club Montagnard par la suite, après une magnifique carrière sportive durant laquelle il a participé à neuf championnats d'Europe, en étant sacré champion en 1960 à Amsterdam, et à deux championnats du monde. Il montra la voie à son fils Daniel (13 titres nationaux, sélectionné pour les JO de Munich et Montréal). Il fut également trois fois champion de Belgique. Cette carrière bien remplie fut couronnée en 2007 par l’attribution du grade de 9è DAN.

"Il apporta également ses compétences comme entraîneur national durant plusieurs années,
a communiqué la fédération francophone de judo sur son site internet. Loin de se reposer sur ses lauriers, monsieur Guldemont poursuivit aussi une carrière d’arbitre et même d’arbitre international. Il assuma par ailleurs diverses fonctions officielles au sein de notre Fédération, à la Commission d’Arbitrage notamment, mais aussi au Conseil des Grades. Ceux qui l’ont connu sur les tatamis de Belgique ou d’ailleurs, se souviendront d’un homme exigeant, à la voix qui ne laissait guère de place à l’équivoque. Ils se souviendront aussi d’un homme au cœur d’or."

Bernard Tambour, autre figure marquante du judo francophone, a tenu à réagir : " Je retiens un entraîneur national exceptionnel, j'appréciais énormément sa fermeté, nous lui devons beaucoup. Merci Monsieur Théo. Nous perdons une personne exemplaire."
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