Qui sera encore là lors de la reprise? Voilà une question que se posent pas mal de dirigeants et de coaches.

"Les jeunes joueurs seront normalement présents mais cela risque d'être plus compliqué pour des coéquipiers qui revenaient de blessure ou qui se sont consacrés à leur emploi", commente Benjamin Blaise, de l'Olympic MSM.

Ce coup d'arrêt pourrait briser l'élan positif de l'Olympic, fraîchement promu en R2. La préparation avait été prometteuse et ne demandait qu'à être confirmée par une bonne saison. "Mais Pascal Chouli, le coach, est très motivé pour poursuivre le projet et il va transmettre cela aux joueurs."

Benjamin Blaise fait ce qu'il peut pour conserver sa motivation et ses aptitudes en compagnie de Morgane Mazzara, joueuse du CFB Fleurus qui cherche à progresser dans son sillage. "Mais aller courir et shooter en extérieur, ce n'est pas du tout le même qu'un match dans une salle."

Cette absence de repères risque poser problèmes à pas mal de jeunes. Laurent Dumont, le président du CFB Fleurus, en est conscient. "Cela fait un an et demi de perdu. Non seulement au niveau de la condition mais aussi de l'envie de faire du sport. Qui va reprendre après une telle coupure? Jusqu'en U12, ça va, l'envie est là, mais après?"

Cet arrêt est préjudiciable au niveau sportif mais constitue également un stress au niveau financier. Pour l'instant, le CFB gère le gère bien. "On a la salle offerte par la ville, on a reçu une prime et les sponsors sont toujours là, poursuit Laurent Dumont. On espère quand même pouvoir faire deux ou trois événements d'ici juin pour nous donner quelques rentrées."