Charleroi Didier Deyonghe fait face à une hécatombe dans son noyau. Pourtant, les Courcelloises signent un prometteur 3 sur 4.

Le coach de Courcelles est partagé entre le fait de se réjouir des résultats et celui de pester sur les forfaits.

"Vu les circonstances, on s’estime heureux d’être déjà à 10 points. Il faut engranger tout ce que l’on peut actuellement afin d’éviter que les playoffs nous filent entre les doigts", annonce-t-il en espérant être en pleine carburation au début du deuxième tour.

Le coach, entre les lignes, pointe déjà l’objectif de cette saison. L’équipe s’est renforcée pour éviter la désillusion de l’année passée. " On a fini sixième en perdant sept matchs avec moins de 4 points d’écart", se souvient-il. Deyonghe abordait donc confiant le nouvel exercice avec les arrivées de Coulisse, Dumont, Brygo et Peeters.

Mais c’était sans compter sur de fâcheuses défections. Coulisse a déploré une déchirure qui la tient écartée des terrains depuis plusieurs semaines. Même cas de figure pour Segers, pièce maîtresse du dispositif. Et Marques a subi une opération qui l’empêche de revenir avant la mi-novembre.

"Il ne faut pas oublier que Marques et Segers, c’était 25 points de moyenne la saison passée."

En plus de cela, Dumont s’est déchiré les croisés. Cramazou, appelée pour la remplacer, est enceinte.

"On tourne parfois à six avec une U16", éclaire Deyonghe. Malgré tout, cela tourne assez bien pour les Courcelloises, qui n’ont perdu que contre Boninne. Et le championnat semble assez ouvert, même si Ganshoren fait office d’épouvantail. "Mais c’est bizarre. Ganshoren a perdu contre Huy, qui a lui-même perdu contre Brunehaut. Et nous, on a gagné de presque 15 points contre Brunehaut."

Didier Deyonghe voit donc, sans vraiment le clamer, des signes encourageants pour la suite de la compétition. Et la R1 n’est pas considérée comme utopique. "Le club ne freinera pas mais il faudra un ou deux renforts."

Tout comme il faut espérer les retours rapides de Coulisse, Segers et Marques pour tenir la distance et rêver de l’élite régionale.