Charleroi Expérience Performance : c'est le nom choisi par les ex-Gembloutois évoluant désormais à Charleroi. Les initiales de l'équipe font grimacer le CFB Fleurus.

"C'est un manque de respect total de leur part. Ils savent à quel point nous, les Fleurusiens, nous sommes attachés à l'appellation CEP", déclare, écœuré, Laurent Dumont, le président du CFB. "Lorsque nous avons repris le club en faillite, on nous a fait comprendre de changer le nom pour éviter les amalgames et les soupçons. Et Monsieur Della Libera, grand ami de Mureddu, n'a aucun scrupule à le reprendre. Un vrai coup de couteau dans le dos."

Le patron des Spirou Ladies et du Charleroi Expérience Performance, Laurent Della Libera, savait que cela allait créer des crispations. Mais il ne s'en émeut pas. "On m'a proposé un beau projet. Je l'ai accepté sans souci avec le nom qui va avec. Ils ont abandonné cette appellation donc je ne vois pas en quoi ça peut leur poser un problème."

L'équipe a repris l'activité de Ressaix en R2. "Elle sera notamment composée des frères Tshiteya, de Cirelli, Martin, Lambot, Degymbe, Steinier et Mureddu. Le coach n'est pas encore connu"

Le CFB refuse la D1

Les Fleurusiennes ont bâti un solide effectif capable de briguer les premiers rôles en R1 la saison prochaine. Et elles auraient même pu évoluer un cran plus haut. "On nous a proposé d'intégrer la TDW1. On a refusé. Après une saison blanche, cela n'aurait pas été prudent pour l'ensemble du club", relate Laurent Dumont, le président du CFB Fleurus. "On va reprendre par une saison normale en essayant de jouer les premiers rôles. Et si on sait effectuer le grand saut, pourquoi pas? Mais il y a quand même un énorme écart entre les deux divisions."

En D1, Fleurus aurait retrouvé les Spirou Ladies. La tension aura bien besoin d'une année de plus pour retomber entre les deux clubs.