Charleroi

L'ailier fort de Lambusart Tom Ghenne a une vie très mouvementée pour le moment.

L’intérieur de l’USL a un pied en Belgique, un autre en Espagne et quelques orteils en Thaïlande. Une vie minutée. Samedi 12 octobre, 17 h 30 : Tom Ghenne atterrit à Zaventem. La valise est remplacée par un sac de sport : direction Spa pour un match de D3 à 19h15. Un timing terriblement serré mais presque respecté. "Je suis arrivé durant le premier quart", reconnaît-il.

Ce léger retard n’est pas dû à un retour de vacances mal négocié mais bien à un agenda de ministre. Tom était en Espagne pour raisons professionnelles. "J’y suis 3 ou 4 jours par semaine pour le moment, confirme celui qui est en charge d’un projet éolien en Galice. J’essaye donc d’être le reste de la semaine en Belgique pour participer à un entraînement et au match."

Cela nécessite une grosse organisation en amont afin de concilier ses calendriers professionnel et sportif. Et le joueur n’a pas choisi la proximité du club pour se faciliter la tâche. "J’habite à Overijse, donc j’ai environ 50 minutes de route pour aller à Lambusart… Mais bon, avant, je jouais à Anderlecht et c’était aussi minimum 25 minutes quand tout allait vraiment bien sur la route. Ce n’était pas toujours le cas."

Malgré cela, Tom Ghenne a réussi à faire son trou dans l’effectif d’Étienne Louvrier. Mais le début de saison a été pour le moins compliqué. "Il y avait beaucoup d’entraînements et beaucoup de matchs, ce qui n’était pas forcément facile à gérer. Mais vu que la préparation était assez hard, cela me permet d’être plus à l’aise maintenant."

Malgré ses nombreuses missions à l’étranger, Tom Ghenne n’a jamais négligé sa condition physique. Même lors de son périple d’un an en Thaïlande. "Il y avait un terrain de basket à côté du chantier donc, une fois par semaine, on organisait une rencontre pour s’amuser et rester un peu dans le mouvement", évoque celui qui a encadré la construction d’un parc de 33 éoliennes dans ce pays asiatique. Malgré son emploi du temps surchargé, le Bruxellois de 29 ans garde donc un bon niveau et des ambitions : "Au vu de notre début de saison, on peut envisager un sauvetage plus facile et même viser la colonne de gauche."

Moins 30 degrés en un vol

© D.R.

Tom Ghenne est un spécialiste du grand écart grâce à ses missions à l’étranger. En fonction des destinations, il doit s’adapter à un autre style de vie. “En Thaïlande, on était au milieu de nulle part et le confort était rudimentaire. J’ai aussi dû m’habituer à manger très épicé si je ne voulais pas me nourrir des deux seuls plats moins piquants.”
 
Au-delà des conditions matérielles, il y a également la météo à gérer. “Il fait rarement moins de 25 degrés là-bas. D’ailleurs, lorsque j’avais fini ma mission, c’était en décembre. J’ai pris l’avion en T-shirt et j’ai demandé qu’on vienne me chercher, à Zaventem, avec un gros manteau.”

Que ce soit en Asie ou en Espagne, actuellement, le joueur n’a pas le temps de jouer au touriste. “On ne visite pas vraiment. On commence tôt, on finit tard et on n’a qu’une envie : manger, se doucher et dormir.” Pour l’instant, Tom Ghenne peut se permettre ce rythme de vie infernal. Mais, s’il est joueur, il pourrait encore rajouter un défi : des enfants ! “Là, je crois que ça deviendrait vraiment compliqué de gérer le boulot, le basket et la famille”, sourit-il.