Charleroi La boxe pro génère parfois de petits conflits, toutefois rapidement réglés.

Le petit monde du noble art a ses règles et ses codes. Encore plus lorsqu’il s’agit de la catégorie reine. C’est parfois, souvent plus compliqué que dans d’autres disciplines et le microcosme réagit de manière différente. C’est ainsi que les 3 boxeurs pro à l’affiche ce samedi défendaient, voici peu la bannière d’autres managers.

Loris Garcia, l’un des frangins de Garcia Promotion, la nouvelle structure accueillant désormais les trois lascars pro du club carolo ne fuit pas les questions, fussent-elles embarrassantes. "Le cas le plus simple est celui de Bader Jalane, issu de la boxe pieds-poings qui nous a rejoint voici 18 mois après avoir entamé son apprentissage de l’anglaise chez notre ami et voisin Alex Polizzi. Bader. À 35 ans, il avait d’excellentes bases en nous rejoignant et a encore amélioré sa technique. Il est, vu son âge, à la croisée des chemins et les prochaines sorties en seront plus importantes."

Le cas le plus aigu est celui de Bahaa Al Darraji, un poids lourd d’origine irakienne à très haut potentiel : "Il a livré dans son pays une soixantaine de combats et l’une de ses 2 premières sorties Elites, face à Roberto Secola (Buffi), redoutable générateur de K.-O., se solda par un très beau nul. C’est dire le potentiel. Bahaa était entré en litige avec Alex et il fallut aller jusqu’à un arbitrage de la fédération pour qu’il puisse nous rejoindre. Cela créa forcément des tensions, aplanies, en partie, depuis mais nous ne pouvions nous permettre de stopper le garçon trop longtemps."

Pour Michel, Ferrari les choses furent heureusement beaucoup plus aisées : "Alain Vanackère lui avait concocté un plan de carrière auquel Michel n’adhérait plus trop et c’est en parfait gentleman que le patron de 12 rounds promotion le laissa nous rejoindre."